Prurit vulvaire

Définition et enjeux

Louis Martineau Traité clinique des affections de l'utérus et de ses annexes… (1878)

Je dois signaler aussi le prurit vulvaire, qui ne constitue pas une des plus insignifiantes complications de ces altérations de sécrétion. Il n'est pas un médecin qui n'ait été consulté pour ces démangeaisons rebelles, intolérables, ressenties constamment, jour et nuit, de façon à empêcher toute occupation, tout repos. Dans ces conditions, le liquide provient généralement du vagin, qui est rouge et enflammé. Cette inflammation est souvent due à une éruption dartreuse, scrofuleuse ou arthritique (eczéma, herpès, etc.)
Source : Gallica

Eugène Guibout Traité clinique et pratique des maladies des femmes… (1886)

Si le prurit affecte la zone génitale de l'homme, chez la femme il est beaucoup plus fréquent, plus tenace, plus intense et plus grave ; aussi nous allons nous en occuper, comme faisant partie de la pathologie spéciale de la femme.
Le prurit vulvaire, génital ou génito-anal, est une affection assez commune, n'existant le plus habituellement qu'à partir de la trentième année, plus rare avant cette époque de la vie, devenant plus fréquente à mesure que la femme approche de la ménopause, très fréquente à cette époque, et se perpétuant jusqu'à un âge très avancé, et pendant toute la vieillesse.
Source : Gallica

Eugène Guibout Traité clinique et pratique des maladies des femmes… (1886)

Le prurit vulvaire ou génital, bien que purement nerveux dans sa nature, n'en est pas moins une affection sérieuse. Son caractère sérieux ressort de l'intensité des douleurs qui le caractérisent, de leur opiniâtre ténacité, des troubles qui peuvent en résulter dans la vie sociale. Ne voit-on pas, en effet, des femmes qu'il met dans la nécessité de se séquestrer?
Source : Gallica

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