Jean Bouchet, Le Panégyrique du chevalier sans reproche
“ Les jeunes gens, lui dit-elle, qui ne mesurent les choses par droict jugement ; ains par libidineux plaisirs ou affection charnelle, si le sens leur présente la fardée beauté d’une femme, son apparente doulceur ou son humble contenance, existiment faulsement que ce soit une chose divine, et par ce jugement insensé, aiment ceste femme, la desirent, l’extiment vertueuse, pensent que tous biens soient en elle, que tout plaisir y repose, que toute consolation en procède, et que heureuse chose seroit en pouvoir lascivieusement jouyr ”
