Trachéotomie

Définition et enjeux

Raoul Bayeux,  La Diphtérie depuis Arétée le Cappadocien jusqu'en 1894… (1899)

“ L'indication principale de la trachéotomie se tirait de la fréquence des accès de suffocation, de leur forme, qui trahit une impuissance absolue de faire pénétrer l'air dans la poitrine : l'inspiration est aphone, le creux épigastrique se creuse profondément à chaque inspiration et le murmure vésiculaire fait défaut à l'auscultation. Voilà des signes qui nous paraissent suffisants quand ils avaient été précédés de médications restées jusque-là sans succès, du moins durable. ”
Source : Gallica

Portrait de Édouard Kirmisson Édouard Kirmisson,  Des opérations préliminaires en général (1879)

“ Mais, outre ces cas, la trachéotomie a été encore employée, non plus pour permettre l'ablation d'un corps étranger ou d'un produit morbide, mais pour faciliter l'exécution d'une opération fondamentale portant soit sur les voies respiratoires elles-mêmes-, larynx, fosses nasales, soit sur la cavité buccale. Dans ces faits, il est vrai, la trachéotomie n'est plus, à proprement parler, une opération préliminaire ; elle n'a pas pour but de rendre possible l'accomplissement de l'acte fondamental, mais seulement de l'aider; elle rentre dans la classe des opérations adjuvantes. ”
Source : Gallica

Portrait de Armand Després Armand Després,  Dictionnaire de médecine et de thérapeutique médicale et chirurgicale… (1883)

“ La trachéotomie, qui n'est pas toujours facile à exécuter, a une certaine gravité par elle-même, et amène quelquefois la mort au moment, de l'opération. Il faut la tenter. Si elle ne réussit pas plus souvent, c'est que les cas dans lesquels on l'emploie sont vraiment au-dessus des ressources de l'art.
La trachéotomie a les plus grandes chances de succès lorsqu'on la pratique chez un enfant suffoqué par le croup du larynx ; elle en a beaucoup moins lorsque les fausses membranes descendent dans la trachée
”
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature