Résumé

Paul Lemoine D'une rive à l'autre du Sahara… (1908)

La végétation devient de moins en moins vivace : les plantes légères et les herbages ont disparu complètement, et les maigres tiges de hâd, contournées et rampantes, ont à peine encore quelques panaches verts. Le soleil illumine les pierres éparses et le sable, et l’éclairement en est si blanc et si vif que les yeux se fatiguent et s’emplissent d’éblouissements.
Le guide sans arrêt pousse la marche et active l’allure vers les pâturages qu’il espère et qui jamais n’apparaissent. Des oued nombreux sillonnent la plaine, mais leur cours est aride et garni seulement de cailloux.
Source : Gallica

Paul Lemoine D'une rive à l'autre du Sahara… (1908)

En un temps de trot, je suis au pied même de la roche; Barca et Larbi m’accompagnent tandis que les Soudanais seuls défilent l’un derrière l’autre, sur la piste tracée dans les cailloux. L’ascension est pénible sur les pentes glissantes, par place tellement inclinées que le secours des mains devient nécessaire. Le sommet s’élève de peut-être cinquante mètres au-dessus de la « hamada ». De là, la vue s’étend en cercle sur la plaine
immense, caillouteuse et noire, que sillonnent les lignes plus pâles des oued affluents de l’Ir’err’er.
Source : Gallica

Paul Lemoine D'une rive à l'autre du Sahara… (1908)

La mélancolie du désert me serre et me crispe, et mon âme vagabonde vers la France peut-être ensoleillée, où l’isolement ne pèse point, où le coeur se réchauffe d’affections ! Pour chasser le spleen je pars à pied tout seul dans la vallée. Quelques tentes sont, parait-il, en aval de l’oued, et je vais vers elles, au hasard, curieux de tout; ici les longues tiges de merkba inclinées ont tracé dans le sable des demi-cercles sous le balancement régulier des vents dominants ; là de petits lézards gris me regardent en se soulevant en cadence sur les pattes de devant et s’enfuient soudain
Source : Gallica

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