Gandourah

Définition et enjeux

Magali-Boisnard Mâadith (1921)

Elle avait quitté sa robe de bure baleinée et sombre, qui lui faisait un corps de poupée rigide. Elle était vêtue d'une seule gandourah, couleur de safran, empruntée à sa cousine. Un foulard de soie rose lamé d'argent retenait ses cheveux floconnant autour de son visage avec des reflets d'acajou. La gandourah de couleur brûlante, une couleur qui appartenait au soleil et au feu, exaltait la beauté de Mâadith, révélait ses seins jeunes et durs de fille berbère, suivait la ligne de la taille ferme, des hanches étroites et des jambes minces, s'arrêtait à la perfection des pieds nus.
Source : Gallica

Michèle Nicolaï La loi du Sud (1946)

Un jeune garçon gît à mes pieds. Un chèche couvre à demi son visage. Une gandourah enve¬
loppe son corps frêle. Ses pieds sont nus, il est couvert de poussière, de la poussière dorée des pistes. Immédiatement, je songe au fugitif, dernier rescapé du djich vaincu. C'est lui, à n'en pas douter.
Je déroule le chèche. Je vois apparaître un beau visage d'adolescent, bronzé et imberbe. Un gémissement sort de la bouche fermée. Je soulève la tête, tapote les mains froides, défait la gandourah pour que l'air du soir baigne ce corps douloureux. L'adolescent sort enfin de son évanouissement...
Source : Gallica

Auguste Pavy Histoire de la Tunisie (1894)

Qui le confondrait avec ces Arabes, sémites comme lui pourtant, dont les types passent et repassent lentement, fièrement, toujours sérieux et graves, du noble cheick ou puissant cadi, portant burnous de cachemire à gland soyeux, d'une telle finesse qu'il paraît rose, posé doucement sur la gandourah de soie brodée, ou encore drapé dans son burnous de fin drap jeté sur la gandourah aux raies éclatantes, au mendiant dont le Khadroun infect et la chéchia sordide font écarter la foule.
Source : Gallica

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