Magali-Boisnard, Mâadith (1921)
“ Elle avait quitté sa robe de bure baleinée et sombre, qui lui faisait un corps de poupée rigide. Elle était vêtue d'une seule gandourah, couleur de safran, empruntée à sa cousine. Un foulard de soie rose lamé d'argent retenait ses cheveux floconnant autour de son visage avec des reflets d'acajou. La gandourah de couleur brûlante, une couleur qui appartenait au soleil et au feu, exaltait la beauté de Mâadith, révélait ses seins jeunes et durs de fille berbère, suivait la ligne de la taille ferme, des hanches étroites et des jambes minces, s'arrêtait à la perfection des pieds nus. ”
