Magali-Boisnard, Mâadith (1921)
“ Il se tait soudain et se penche, l’oreille attentive à un pas léger, presque imperceptible, qui gravit les marches.— Hada hîa, — c’est elle, murmure Louinissa.D’un souple bond de chat, Kralouk s’est éloigné de la porte. Le rideau s’écarte lentement. Un corps féminin, raide et sombre, se découpe dans la lumière. Voici celle que nous attendions.Elle ne m’est pas étrangère. Je la connais. Je l’ai vue dans un jardin de cyprès et de roses. Je l’ai revue dans l’ouvroir et dans le petit dispensaire d’une cité modeste où toutes les bouches redisaient le nom de sœur Cécile avec amour. ”
