Mâadith

Définition et enjeux

Magali-Boisnard,  Mâadith (1921)

“ Combien Mâadith est belle ! Il n’y a plus d’exaltation dans son visage, mais une satisfaction infinie. Apaisement de l’âme et rassasiement de la chair, elle a donc trouvé tout cela ? Elle sait donc vivre, sereine et peut-être heureuse indiciblement, sans un heurt, à l’abri d’une humble cabane, entre les bras d’un vieil amour et les promesses d’une foi dont les expressions, plus humaines que divines, sont accessibles facilement. ”
Source : Gutenberg

Magali-Boisnard,  Mâadith (1921)

“ Mâadith, Mâadith, que reste-t-il de ce que nous voulûmes t’apprendre ; — car ta paix actuelle ne provient pas de notre leçon, mais de l’héritage d’ignorance de tes aïeux. Que reste-t-il du pieux enseignement qui épurait chaque geste de la vie mortelle pour préparer à l’immortalité, qui dirigeait toute aspiration humaine pour la rendre plus digne de Dieu ? Que reste-t-il, ô Mâadith, — car ta piété d’aujourd’hui n’est pas née de convictions qui désirèrent te l’inspirer, mais elle est le fruit du fanatisme de Kralouk et de la suggestion de l’humble Louinissa. ”
Source : Gutenberg

Magali-Boisnard,  Mâadith (1921)

“ Mâadith semblait avoir profité de cette nuit pour dépouiller sa chrysalide. Elle apparaissait telle une nouvelle créature n’ayant rien conservé des pensées ni des expressions de celle de la veille. Ses yeux s’emplissaient mystérieusement de réminiscences profondes, resurgies du fond des temps et de longues hérédités. Sur le front ambré bleuissait le tatouage de la croix sarrasine. En revêtant la robe de flamme et de soleil, Mâadith retrouvait l’âme et les traits de ses aïeules. ”
Source : Gutenberg

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