Résumé

Major Fridolin Les Anglais et l’Inde. — III.…

Il n’est pas nécessaire d’avoir visité l’Inde anglaise pour avoir une idée du nombre fabuleux de serviteurs qui composent l’établissement européen le plus modeste. Cette prodigalité extravagante des forces humaines se rencontre partout dans l’Inde, qu’il s’agisse de vie domestique, d’agriculture ou d’industrie. Parlerons-nous en première ligne du travail le plus simple et le plus brutal, celui du portefaix? L’on estime qu’il faut trois coolies pour faire l’ouvrage d’un portefaix européen. Pour remplacer un matelot anglais, un capitaine de navire ne prendra jamais moins de quatre lascars.
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Major Fridolin Les Anglais et l’Inde. — III.…

Dans l’Inde en effet, où l’administration est si clairsemée, qu’un magistrat ou un collecteur administre des contrées grandes comme de petits royaumes, c’est à bras d’hommes seulement, à travers mille fatigues et mille retards, que l’officier européen peut se transporter sur le théâtre d’une émeute, ou venir visiter la caisse d’un comptable infidèle. En mettant l’agent supérieur à même de se transporter presque sans délai d’un bout à l’autre de son district, les chemins de fer feront plus que doubler les moyens d’action et de surveillance du gouvernement.
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Major Fridolin Les Anglais et l’Inde. — III.…

Du cap Comorin aux chaînes de l’Himalaya, une noble arène s’ouvre à l’esprit d’entreprises. Là peuvent se dépenser, au profit de la grandeur et de la puissance de la métropole, quelquefois même avec des succès réels, des talens aventureux, d’ambitieux appétits, qui, dans des pays que la Providence n’a pas doués d’une soupape de sûreté pareille à l’Inde, se consument en stériles agitations, ou en révolutions plus stériles encore.
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