Résumé

E. de Valbezen Les Progrès matériels de l’Inde anglaise

Ces gigantesques travaux accomplis, l’Angleterre aura réellement rempli sa mission et acquis des droits impérissables à la reconnaissance de l’Inde.
Il y a vingt-cinq ans, l’Inde était sans routes, et le voyageur ne pouvait y poursuivre son chemin que sur ses jambes, en palanquin, sur les épaules de noirs porteurs, sur le dos d’un âne, d’un cheval, d’un dromadaire ou d’un éléphant ; mais les voies de communication ne sont pas aussi indispensables en Asie qu’en Europe : la nature tantôt y favorise singulièrement, tantôt y arrête complètement la circulation.
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E. de Valbezen Les Progrès matériels de l’Inde anglaise

Le sceptre du Grand-Mogol a passé tout entier dans les mains de la souveraine de la Grande-Bretagne, mais des hommes d’état nourris à la forte école des libertés modernes ont complété l’œuvre de la force, de la politique, de l’astuce ou du hasard. L’inviolabilité de la personne et de la propriété, l’égalité devant la loi, une tolérance religieuse absolue, règnent aussi bien aujourd’hui dans l’Inde qu’en Angleterre.
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E. de Valbezen Les Progrès matériels de l’Inde anglaise

Les questions de finance, de systèmes de construction et d’exploitation disparaissent devant des considérations d’un ordre plus élevé. En donnant à l’Inde des brahmanes en moins de vingt ans un réseau presque complet de voies ferrées, l’Angleterre a décidément pris pied sur cette terre immuable. Les rails et la vapeur, qui côtoient aujourd’hui le Gange et I’Indus, y prodigueront à pleines mains, comme partout sur le globe, des semences de progrès matériel et moral, de vraie civilisation.
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