Résumé

Henri Blerzy Les Officiers politiques de la compagnie des Indes

L’histoire de la compagnie des Indes ne présente pas de caractère plus complet que celui de sir John Malcolm, ni de carrière plus honorablement remplie. Il peut être comparé, sans que sa renommée en soit amoindrie, aux Munro, aux Elphinstone, aux Metcalfe, à tous les serviteurs distingués, ses contemporains, qui ont fait deux fois la conquête de l’Inde, d’abord par les armes, ensuite par la force des idées et la sagesse de leur administration. Nul ne montra plus que lui de la bravoure sur les champs de bataille et de la sagesse dans les conseils.
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Henri Blerzy Les Officiers politiques de la compagnie des Indes

Mais sir John Malcolm s’était dit que le gouvernement d’une présidence ou, qui sait ? peut-être le gouvernement-général de l’Inde serait le digne couronnement d’une carrière consacrée tout entière aux affaires de ce pays. Il vivait sur cette espérance.
Le duc de Wellington répétait à son ami ce qu’il lui avait déjà dit dix ans auparavant, que, pour obtenir un grand emploi, il fallait entrer au parlement, et qu’au lieu de retourner dans une colonie lointaine il était préférable de s’occuper des affaires publiques de l’Angleterre.
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Il vaut la peine de faire observer que la diplomatie est en Orient une besogne plus rude qu’en Europe. Elle expose un homme à tous les dangers de la vie militaire sans le couvrir des mêmes protections. Elle le met seul et sans appui en présence de peuples barbares qui ne se soucient guère des subtilités de notre droit des gens. En temps de paix, l’officier politique séjournait en qualité de résident auprès des princes natifs ; il représentait la compagnie à leur cour, et le plus souvent s’immisçait dans les détails les plus intimes du gouvernement indigène.
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