Résumé

John Ninet La question du Coton depuis la crise américaine

Mais ce n’est pas seulement la Grande-Bretagne qui doit viser haut et juste au cœur de cet ennemi qu’une dépendance presque complète d’un pays producteur avait créé pour son industrie cotonnière. Les autres états de l’Europe ont, dans des conditions différentes, les mêmes intérêts à sauvegarder. Que la France surtout ne l’oublie pas, c’est avec de l’or que l’on fait de l’or. En vouloir gagner beaucoup sans rien exposer est une folie que plusieurs appellent sagesse, et qui conduit à l’atonie générale.
Source : Wikisource

John Ninet La question du Coton depuis la crise américaine

À la longue, et pour vivre, il fallut défricher et planter, afin de récolter et de se nourrir. Puis l’émigration européenne se jeta sur ces plages libres, qui bientôt produisirent en raison directe de l’influx d’habitans. Le trop-plein des greniers ne tarda point à se déverser sur l’Europe. La première balle de coton vint en Angleterre comme un cadeau d’arrière-petits-neveux, une fois prodigues, mais reconnaissans, à une bisaïeule non oubliée.
Source : Wikisource

John Ninet La question du Coton depuis la crise américaine

Si la catastrophe était complète, il n’y aurait plus de récolte à attendre, pour longtemps, des états du sud, et les filatures d’Europe en seraient réduites au peu de lainage que fournissent les autres contrées. C’est ce qu’on a parfaitement compris dans la Grande-Bretagne, et quoique l’événement qui, à l’heure qu’il est, frappe en maître à leur porte, n’apparût pas il y a un an à l’horizon de certains optimistes myopes, le canon d’alarme était tiré, now and then, de Liverpool à Manchester. Le monde manufacturier pourtant ne s’en était pas trop ému. Les Anglais sont défîans, même entre eux.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature