Résumé

John Ninet La Crise de l’industrie cotonnière en Angleterre

Cette transformation économique qui est en train de renouveler la face du monde, c’est la Grande-Bretagne qui en a ressenti le plus péniblement les premières atteintes, car c’est tout à son avantage que la tenace et irréprochable Angleterre des anciens jours était parvenue à établir l’assiette des relations économiques dans le globe entier. La nation anglaise a le sentiment du péril qui la menace : elle s’inquiète, elle s’agite, elle cherche à quoi se retenir sur cette pente, surtout à qui s’en prendre de la décadence qui la menace.
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John Ninet La Crise de l’industrie cotonnière en Angleterre

Pour ce qui est de la théorie d’après laquelle il faudrait voir dans les traités de commerce l’origine de toutes les vicissitudes de l’industrie britannique, on ne peut guère la considérer, ainsi que le fait M. John Bright lui-même, que comme une sorte de machine de guerre dirigée contre la politique du cabinet, et il n’est pas surprenant que l’éloquent défenseur du libre échange réfute avec quelque impatience les attaques virulentes dont son principe favori a été l’objet. Il est moins aisé de penser comme lui lorsqu’il essaie de déterminer à son tour la cause de la crise.
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John Ninet La Crise de l’industrie cotonnière en Angleterre

Cela ne fait un doute pour personne de l’autre côté de l’Atlantique, l’émulation pour la culture du coton y est très vive. Jusque-là, tout irait bien, et l’Angleterre n’aurait qu’à se réjouir; mais voici d’autres faits qui doivent lui inspirer de pénibles réflexions. Parallèlement aux accroissemens des récoltes de matière première marchent les progrès de l’industrie destinée à la transformer en étoffes. Le sentiment national s’en mêle; on veut avoir des filatures, des tissages, ne plus dépendre de personne, et même disputer pied à pied au commerce européen les divers marchés du monde.
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