Résumé

F. Verdeil Revue des Deux Mondes

L’ouvrier possède aussi un bien inestimable, c’est la conscience de sa dignité personnelle, de son inviolabilité. Il ne dépend du caprice de personne, il n’obéit qu’à la loi, qui à son tour le protège, et c’est précisément ce qu’on lui demande d’abandonner ! Il faut qu’il s’inscrive à la paroisse en qualité de pauvre, il faut qu’il subisse les humiliantes questions des commis de l’assistance ; il lui faudra attendre des heures entières dans la foule des pauvres de profession, lui qui n’a eu qu’un désir, qu’un but, maintenir son indépendance !
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F. Verdeil Revue des Deux Mondes

Ce n’est pas, on le voit, sans raison que je signalais aux économistes la crise qui sévit en Angleterre comme un spectacle instructif. L’industrie dans sa forme nouvelle est attaquée à peu près par tout le monde, et si l’on admire les résultats obtenus, on semble déplorer en même temps les souffrances qu’ils entraînent, et les sacrifices qu’ils imposent. Sur cent personnes en France qu’on interrogera sur l’état des ouvriers en Angleterre, quatre-vingt-dix-neuf répondront que toutes ces richesses enfantées par l’industrie anglaise l’ont été aux dépens de ceux qui concourent à les créer.
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C’est ce sentiment cher à tout homme qui s’émancipe par le travail, ce sentiment de l’ouvrier justement fier de ne rien devoir à personne, et qui échange librement son travail contre une rémunération, c’est ce sentiment qui lui fait désirer d’habiter dans une maisonnette seul avec sa famille, maisonnette dont personne n’a le droit de franchir le seuil contre sa volonté.
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