Résumé

Charles-Henri Schattenmann Question des ouvriers. Droits et devoirs du gouvernement… (1848)

La société est basée sur la famille, dont l'intérêt est le mobile principal qui crée et conserve la fortune. La richesse et l'ordre publics n'ont pas d'autre garantie. La collection des fortunes privées ne constitue-t-elle pas la fortune publique?
Ces principes, d'une vérité incontestable, montrent encore que le gouvernement doit s'abstenir d'intervenir dans les affaires qui sont du domaine privé et qu'il ne saurait assurer du travail à certaines classes de la société, car chaque famille sait seule convenablement trouver des moyens d'existence et régler l'ordre de ses affaires.
Source : Gallica

Charles-Henri Schattenmann Question des ouvriers. Droits et devoirs du gouvernement… (1848)

L'égalité exige la même justice pour tous ; elle n'exclut pas une contribution proportionnelle à la fortune pour subvenir aux charges de l'État, mais elle ne permet pas de grever des membres de la société au profit d'autres membres, ni d'accorder certains priviléges.
La fraternité, dogme fondamental du christianisme, veut que les citoyens s'aiment et s'entr'aident ; mais ce serait une singulière fraternité que celle qui donnerait à quelques membres de la société le droit d'imposer aux autres citoyens des conditions de travail et de salaire.
Source : Gallica

Charles-Henri Schattenmann Question des ouvriers. Droits et devoirs du gouvernement… (1848)

Tous les citoyens sont égaux devant la loi, et ont droit à tous les emplois. Il n'y a ni classe riche ni classe pauvre, bourgeois ou ouvriers: il n'y a que des citoyens égaux qui s'élèvent ou qui déchoient selon leur mérite et selon leur conduite.
Il me paraît donc évident que le gouvernement s'écarterait entièrement de sa mission sociale, s'il promettait du travail aux ouvriers qui en manquent et s'il se chargeait d'en régler les conditions. En assurant du travail, le gouvernement se constituerait nécessairement producteur.
Source : Gallica

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