Résumé

J.-J. Baude Les Ateliers nationaux

Nous reconnaîtrons peut-être alors qu’indépendamment de l’impossibilité de la tenir partout, et de l’injustice de l’appliquer partiellement, la garantie du travail ne serait autre chose qu’une prime à l’incurie, à l’imprévoyance et une dégradation de la dignité de l’ouvrier. Les gouvernemens ne doivent aux individus que la protection et la liberté du travail : tout le reste est chimère, ruine et déception.
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J.-J. Baude Les Ateliers nationaux

Malheureusement, quand la loi consacre la liberté, les ouvriers moins avancés s’assujétissent eux-mêmes à des usages qui constituent pour quelques-uns une véritable servitude. Parfois ils prononcent entre eux l’interdiction de tel travail, de tel atelier, l’exclusion de telles personnes. Quelques meneurs se mettent en tête de la coalition ; le reste blâme, souffre, suit en gémissant, et n’ose pas braver cette tyrannie qui s’exerce au nom de l’égalité : la majorité la déteste ; aucun ne sait s’y soustraire individuellement.
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J.-J. Baude Les Ateliers nationaux

Il est permis de croire, malgré la personne en qui l’on devait le moins s’attendre à rencontrer un détracteur des bons du trésor, que le crédit de cette valeur importe encore plus à la masse des travailleurs que le remboursement même des fonds des caisses d’épargne. Les dépôts que fait, le pauvre dans ces caisses sont, en effet, pour lui un placement, une réserve, et non pas un moyen de travail. Ce fonds ne lui revient que par un long circuit, tandis que l’aliment de son activité, son instrument de travail, est le capital qui circule dans l’industrie.
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