Résumé

Réponse aux anarchistes, dans la réunion du 26 juin 1886 (1886)

Nous recherchons l'amélioration du sort des travailleurs; nous différons seulement sur les moyens d'y parvenir.
Vous considérez le salaire comme un reste de servitude et vous voulez l'abolir. Le capital et la direction, dites-vous, prélèvent la part du lion, et ne laissent aux salariés que ce qui est rigoureusement nécessaire pour l'entretien de la machine humaine.
Vous déclarez l'épargne impossible; mieux que cela, vous la condamnez! enlevant ainsi aux travailleurs non seulement tout espoir, mais même tout désir d'améliorer leur condition par les voies rationnelles et justes.
Source : Gallica

Réponse aux anarchistes, dans la réunion du 26 juin 1886 (1886)

La société, ou la civilisation, si vous aimez mieux (civilisation relative, car le progrès est indéfini) , la société, dis-je, appuyée sur la triple base du travail, du capital et de la propriété, a fait sortir peu à peu un nombre de plus en plus grand de cet état de dénuement originaire; en fécondant le sol, en créant des milliers d'industries, elle a centuplé la production et accru les moyens d'existence dans la même proportion.
Source : Gallica

Réponse aux anarchistes, dans la réunion du 26 juin 1886 (1886)

Mais ceux qui laissent dormir leurs économies dans un bas, ne se retrouvent plus que dans les romans de Balzac ou dans quelque campagne arriérée.
L'épargne, c'est le puissant levier avec lequel l'homme a pu sortir de son impuissance originaire pour aborder toutes les oeuvres gigantesques dont notre siècle est témoin. C'est avec l'épargne qu'il a pu confectionner la bêche, la charrue, la machine à vapeur; c'est au moyen des épargnes accumulées que l'Europe a pu se couvrir de chemins de fer.
Source : Gallica

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