Ernest Watbled

Résumé

Ernest Watbled Une solution du problème social (1851)

Si l'École de l'Etat monopoleur universel venait à triompher , on verrait peu à peu disparaître la civilisation. L'humanité s'arrêterait tout-à-coup, dans son grand travail du progrès intellectuel, pour ne s'occuper à produire que les choses les plus indispensables à la vie. Un silence soudain se ferait sur la terre. Les hommes, ne luttant plus d'intelligence, le prix de la lutte ayant disparu, tomberaient dans l'atonie. Quelque chose, ressemblant à une vaste communauté, ne tarderait pas à s'organiser, et l'homme, privé de la liberté individuelle, ne vivrait plus que de la vie animale.
Source : Gallica

Ernest Watbled Une solution du problème social (1851)

La liberté véritable réside dans le droit d'exercer ses facultés, et la liberté seule vivifie l'industrie. C'est elle qui ouvre la porte à la confiance, dont le capital a absolument besoin pour se montrer, agir et circuler. L'ordre même, que l'industrie aime tant, l'ordre, selon la juste expression d'un philosophe, n'est que la liberté collective de la société.
C'est parce qu'elles suppriment la liberté individuelle, que les deux écoles rivales en socialisme n'ont fait, jusqu'à présent, que des progrès fort restreints ou éphémères
Source : Gallica

Ernest Watbled Une solution du problème social (1851)

Ils possèdent infailliblement le secret qui peut guérir les maux de l'humanité. Si on fait quelques objections contre leurs théories , ils s'irritent tout d'abord, et ne peuvent souffrir la moindre contradiction. Vainement leur dit-on que la société est seule juge de ses besoins et qu'elle doit être au moins libre de choisir entre son organisation actuelle, ou l'une des nouvelles qu'on lui propose. Vainement les engage-t-on à se borner à la démonstration de leurs théories pour amener peu à peu la conviction dans le pays. Ils n'écoutent rien. Ils veulent sauver l'humanité en dépit d'elle-même.
Source : Gallica

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