Résumé

Jules Béclard Qu'est-ce que le droit au travail… (1848)

Déclarer solennellement que le travail est un droit, c'est protester contre cette maxime impie que le travail n'est qu'un frein salutaire; c'est sanctifier le devoir et ramener les consciences égarées ; c'est soustraire le travailleur à cette inquiétude mortelle du lendemain qui empoisonne jusqu'aux joies de la famille quand il rentre brisé par la fatigue au foyer domestique; c'est proclamer que personne ne peut s'affranchir d'un devoir, et que la société ne doit rien à qui ne fait rien pour elle. La loi doit régner sur les âmes plus encore que sur les esprits.
Source : Gallica

Jules Béclard Qu'est-ce que le droit au travail… (1848)

La population de nos faubourgs est décimée par la misère, par l'encombrement, par le défaut d'air, tandis que des trésors sont enfouis dans la terre, qui n'attendent que la main de l'homme pour sortir abondamment du sol, en prairies, en bestiaux, en moissons. D'inépuisables richesses sont sous nos pieds, chacun le sait, chacun le dit : cela ne saurait suffire.
A l'aide du travail à la tâche, d'une part, et de la modicité des salaires, de l'autre, l'État, au lieu d'appeler à lui les travailleurs, tend donc à les maintenir ou à les faire rentrer aussitôt que possible dans l'industrie privée.
Source : Gallica

Jules Béclard Qu'est-ce que le droit au travail… (1848)

Mais si nous montrons que, loin de préparer des orages, la reconnaissance du droit au travail est le meilleur moyen de les prévenir; que, loin de bouleverser et de ruiner la France, il n'est pas de système plus pacifique ni plus fécond, qu'il n'en est pas de plus propre à réveiller dans le coeur de l'homme égaré par de vaines et stériles doctrines le sentiment moral du devoir; alors nous aurons exprimé ce que nous croyons être la vérite, et rendu un hommage sincère au dogme de la fraternité, gage de paix dans l'avenir et égide morale de la constitution.
Source : Gallica

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