Résumé

Amélie Fliche Les voyageuses au XIXe siècle.… (1889)

Un rivière, sortant d'une étroite fente du rocher, ne faisait qu'un bond du bord du précipice jusque dans la vallée, un bond de six cents pieds. « On voit d'abord la masse bleue de l'eau qui se transforme en nuage d'écume et finit par se perdre dans un brouillard irisé. Imaginez-vous qu'à l'ombre des palmiers et des bananiers aux larges feuilles, à travers un rideau de fougères et de lianes, vous contemplez le Staubach, en Suisse, mais bien plus élevé et se détachant sur un fond de montagnes vertes, et vous aurez quelque idée de la cascade de Fuatawah. »
Source : Gallica

Amélie Fliche Les voyageuses au XIXe siècle.… (1889)

Nous fimes toutes sortes de suppositions sur le changement qu'un chemin de fer y opérera d'un jour à l'autre. Je ne sais si je pourrai vous donner une idée de ce désert, qui paraissait plus étrange encore en le voyant, comme nous, pour la première fois, au moment où l'aurore l'éclairait peu à peu et où le soleil, pareil à une grosse boule rouge, se montrait tout au bord, à l'orient. Si vous pouvez vous figurer un océan de sable au lieu d'un océan d'eau, vous aurez une faible image de ce que nous avons vu autour de nous pendant des lieues et des lieues.
Source : Gallica

Amélie Fliche Les voyageuses au XIXe siècle.… (1889)

La plupart des arbres sont revêtus de fougères parasites, qui, avec une variété infinie d'orchidées, poussent à la jonction des branches, de sorte que ces troncs et ces branches paraissent aussi verts que tout le reste dans cette forêt magique. Mais la vie n'anime pas ce paradis ; j'y ai vu rarement un oiseau ou un papillon, tout au plus quelques lézards ou une libellule. La voix des oiseaux, qui nous réjouit le cœur dans nos modestes bois d'Angleterre, est inconnue ici; c'est du moins un avantage qui peut compenser pour nous l'absence de cette luxuriante végétation, d'un charme si puissant.
Source : Gallica

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