Résumé

Paul Vermalle Au Sahara pendant la guerre européenne… (1926)

On voit même des gens, des Touareg et la curiosité est quelque temps éveillée par ces moeurs nouvelles et pittoresques. Et puis, comme de tout cela on a vite fait le tour, on trouve bientôt le Sahara monotone. Cette vie si pauvre, si ralentie, cette nature si sèche, si hostile vous angoissent et, comme on n'a plus guère l'espoir de voir quelque chose de bien nouveau qui raviverait l'intérêt, alors, on songe au départ, au retour vers la France qu'on aperçoit si fraîche, si belle, à travers ce néant qu'est le Sahara et où l'on a laissé tous ceux qu'on aime.
Source : Gallica

Paul Vermalle Au Sahara pendant la guerre européenne… (1926)

L'homme qui a un toit peut se plaire aux jeux renouvelés de la lumière et des ombres. Il peut aimer la nature ; mais il vit près d'elle ; il ne vit pas avec elle. Il ne lui rend que des visites plus ou moins assidues. Pour l'homme de la tente et plus encore pour le méhariste, qui ne s'alourdit pas d'une tente, le sommeil seul l'isole d'une nature que nulle contrainte humaine n'a violentée. Le sable, le rocher, la touffe d'herbe, miracle dont il s'émeut, le soleil qui monte à l'horizon ou qui décline, l'arc de la lune
Source : Gallica

Paul Vermalle Au Sahara pendant la guerre européenne… (1926)

Dès ce matin nous traversons des bras de dunes, émanations lointaines de l'Erg-ech-Chach sur lequel nous piquons. Journée sombre, ciel couvert, vent d'ouest qui fraîchit chassant au ras du sol des rafales de sable. Oh ! les yeux !... La dune fume joliment, mais le sable n'a pas sa belle coloration gaie sous le ciel gris ; l'erg est terne, livide. Pas un brin de pâturage. Ce pays est desséché. Au fond, j'en ai assez de ce voyage. J'ai assez vu le Sahara. J'aspire vers un peu de repos, de confort, une cuisine régulière, un lit honorable. Toujours coucher sur le sable, c'est dur.
Source : Gallica

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