Étienne de Larminat, Croquis tunisiens : souvenirs d'un officier des affaires arabes (1901)
“ Tout à coup, nous entendons une rumeur sourde rouler au loin dans la dune. Le bruit grandit, se précise, c'est une rafale qui vient sur nous d'un train d'enfer. Autour de nous, le calme est toujours absolu... Brusquement la bougie s'éteint, puis tout de suite la vague d'air, brutale, irrésistible, fait irruption, avec un nuage opaque de sable, dans la cour du bordj, secouant à les briser les volets et les portes, enlevant comme plume, du fer de nos lits, malgré l'abri des murs, les draps et les couvertures. ”
