Zarzis

Définition et enjeux

Portrait de Émile Zavie Émile Zavie Chasseurs de nomades (1927)

Et puis, c’est à Zarzis que je fais connaissance avec Rhouma, un grand arabe brun et maigre, aux yeux chassieux, vêtu, l’hiver comme l’été, d’un long burnous rapiécé.
Un jeune brigadier de spahis qui collectionne les cravaches, a l’habitude, vers les six heures, de se promener du côté du puits artésien, curiosité construite dans un endroit presque boisé où l’on rencontre de belles filles indigènes un peu sauvages. Je sors assez souvent avec ce nouveau compagnon.
Source : Gutenberg

Portrait de Émile Zavie Émile Zavie Chasseurs de nomades (1927)

J’ai quitté Zarzis sans bruit. Devant le Limousin Planier qui reste encore dans ce désert (« On se reverra. A bientôt ») , devant le brigadier de spahis (« Au revoir ») et l’infirmier au képi de fantaisie (« A un de ces jours ») je ne dévoile rien de ce départ prémédité et je simule la surprise lorsqu’à l’appel du soir, mon nom est officiellement prononcé pour le convoi du lendemain.
Mais ce départ n’est un événement que pour moi seul. Dans leur existence, à eux, ceux qui restent, un banal incident...
Source : Gutenberg

Portrait de Émile Zavie Émile Zavie Chasseurs de nomades (1927)

Et ils vont parmi ces femmes qui se prêtent sans hypocrisie à leurs désirs primitifs.
Mais le plus souvent, Gâtouse seule retient mon attention... Se doute-t-elle que je touche au terme de mon séjour ? Déjà, mon nom a été inscrit sur les listes de départ. Je vais mieux. La fièvre qui me conduisit à Zarzis est tombée. On doit faire du vide à l’hôpital. Je puis être évacué sur Gabès.
Ce soir-là mon dernier soir de Zarzis, — mais je suis le seul à garder ce secret — Gâtouse descend de l’entresol, avec un territorial aux oreilles rouges. Elle m’aperçoit auprès du brigadier de spahis.
Source : Gutenberg

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