Résumé

Yves Urvoy Histoire des populations du Soudan central… (1936)

J’ai raconté à propos des Oullimindens, l’histoire de Gélani, qui domina l’Ader et l’Azaouac de 1809 à 1816 environ. Yacouba, roi de l’Ader, et les Lissaouanes battus, s’enfuirent vers le sud, au Sokoto. Les pillages des Touaregs vainqueurs déchaînés et les méthodes brutales de conversion de Gélani, terrorisèrent les Aznas, dont une partie s’enfuit vers la brousse de l’ouest ; les autres se rassemblèrent en villages fortifiés, pour résister aux coups de main des nomades.
Source : Gallica

Yves Urvoy Histoire des populations du Soudan central… (1936)

Art. II. — LE GANGARA OU KATSÉNA-LAKA
Avant les royaumes frères (ou fils) du Daoura qui subsistent encore, il faut parler rapidement d’un Etat disparu, mais qui a joué au moyen âge un rôle très important. Le Gangara doit son origine à des immigrés de l’ouest (actuel Soudan français) , qui finirent probablement par s’imposer aux autochtones, comme leurs successeurs peuls le feront au XIXe siècle. Son nom est une déformation de Wangara, ancien nom donné par les géographes arabes au pays de l’or de la Falémé, à l’actuel Bambouk, et étendu ensuite à peu près à toute l’actuelle colonie du Soudan.
Source : Gallica

Yves Urvoy Histoire des populations du Soudan central… (1936)

Désormais, l’empire du Kanem-Bornou aura partie liée avec la nouvelle religion, et à l’ouest du Tchad, les frontières de l’un dessineront sensiblement jusqu’au XVIIIe siècle les progrès de l’autre.
Ce futur empire était encore au XIe siècle bien réduit, mais au milieu de peuples anarchiques, effrités en petites communautés rurales, il portait le germe de sa prochaine grandeur : une dynastie solide et une aristocratie guerrière, appuyées sur le prestige du sang, le lustre d’une civilisation naissante, dont l’Islam était un aspect (1) .
Source : Gallica

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