Résumé

A. Jacobs Les Voyages d’exploration en Afrique…

Plus loin, dans les parties fertiles du Soudan, le sol s’abaisse pour se relever ensuite de nouveau, non plus cette fois en un large plateau, mais en une chaîne de hautes montagnes parallèle à la ligne de l’équateur, dont elle est voisine, et derrière laquelle l’Afrique dérobe les derniers et les moins pénétrables des mystères que lui arrache un à un et avec tant de difficultés la curiosité européenne. La petite oasis de Mizda, la première que rencontrèrent les trois voyageurs, a été large et florissante ; mais ses puits sont négligés, et la vie s’en retire.
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A. Jacobs Les Voyages d’exploration en Afrique…

Quelques-unes laissent apercevoir des traces d’art ; ce sont des mains romaines qui, plus tard, auront orné de quelques sculptures leur style rude et grossier. Plus loin, sur le bord d’un ravin, se dressent des colonnes du plus pur ionique ; là où s’étendaient quelques rians ombrages, où s’ouvrait un vallon, les grands personnages romains de l’Afrique se plaisaient à bâtir leurs monumens funéraires ; le plus remarquable par ses proportions est celui qu’on appelle Kasr-Doga ; il n’a pas moins de quarante-sept pieds de long sur trente et un de large ; les Arabes en ont fait jadis un château.
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A. Jacobs Les Voyages d’exploration en Afrique…

L’inébranlable fermeté, la persévérance de l’étranger inoffensif qui était venu des régions les plus lointaines non pour s’enrichir, mais pour s’instruire de mœurs inconnues, étudier des dialectes, dessiner les cours d’eau et les montagnes, recueillir des plantes et des pierres, ce courage opiniâtre, qui ne cédait, pas même devant les menaces de mort, et qu’entretenaient dans sa fermeté la curiosité et l’amour de la science, avaient frappé d’étonnement et de respect les populations sauvages au milieu desquelles notre voyageur avait transporté sa vie laborieuse.
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