Prosper Chazel

Résumé

Prosper Chazel Le châlet des sapins (1876)

Ces années-là, nos forestiers ont une triste besogne sur les bras. Parmi ces malheureux, combien deviennent des braconniers d'occasion, combien décrochent leur vieux fusil pour
aller se mettre à l'affût des lièvres ou des chevreuils ? Ils sont en faute, c'est vrai, mais ils ont derrière eux la femme et les enfants qui crient la faim. C'est une terrible chose que la misère !
— On ne les punit pas , père ! s'écria Marguerite.
— Si, mes enfants : la loi est la loi ; mais on ferme l'œil quand on le peut, et il n'y a pas de loi heureusement qui empêche de corriger l'amende par la charité.
Source : Gallica

Prosper Chazel Le châlet des sapins (1876)

Il n'y avait plus qu'à l'abandonner aux bûcherons.
Le bohémien noua le bout de la corde à l'un des nœuds de l'écorce, et se laissa glisser sur le sol.
« Fier luron, tout de même ! ne put s'empêcher de crier Gottlieb.
— A la bonne heure ! dit Marguerite enthousiasmée ; c'est bien heureux à la fin que l'on consente à lui rendre justice. »
Zaféri, les yeux pleins d'un légitime orgueil, vint recevoir nos compliments.
« Si nous nous en allions? dit alors Maurice. Il n'y a plus rien à voir, et c'est ennuyeux de rester dans le même endroit des heures entières. »
Source : Gallica

Prosper Chazel Le châlet des sapins (1876)

« Vite dans la forêt ! m'écriai-je; nous trouverons bientôt un chemin et la vallée au bout : c'est impossible autrement. »
Marguerite et Maurice répondirent à cette invitation par une exclamation joyeuse.
« Oh ! j'ai bien reconnu le bruit du fusil de père, répondit le pauvre petit tout radieux. C'est maintenant qu'il s'agit de faire de grands pas !
— Un chemin ! cria Marguerite au même instant ; voilà le chemin ! »
Ce chemin n'était qu'un mince ruban
qui se détachait vaguement sur le fond plus sombre de la mousse et des herbes environnantes.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature