Prosper Chazel, Le châlet des sapins (1876)
“ Ces années-là, nos forestiers ont une triste besogne sur les bras. Parmi ces malheureux, combien deviennent des braconniers d'occasion, combien décrochent leur vieux fusil pour aller se mettre à l'affût des lièvres ou des chevreuils ? Ils sont en faute, c'est vrai, mais ils ont derrière eux la femme et les enfants qui crient la faim. C'est une terrible chose que la misère ! — On ne les punit pas , père ! s'écria Marguerite. — Si, mes enfants : la loi est la loi ; mais on ferme l'œil quand on le peut, et il n'y a pas de loi heureusement qui empêche de corriger l'amende par la charité. ”
