Erckmann-Chatrian

Résumé

Erckmann-Chatrian,  Contes de la Montagne

“ Les joues de Marie Lagoutte avaient de petites flammes rouges, et son grand bonnet de tulle semblait prendre la volée ; elle riait, tantôt avec l’un, tantôt avec l’autre.
Quant à Knapwurst, accroupi dans son fauteuil, la tête à la hauteur du coude de Sperver, vous eussiez dit une gourde énorme. Puis venait Tobie Offenloch, comme barbouillé de lie de vin, tant il était rouge, sa perruque au bâton de sa chaise, sa jambe de bois en affût sous la table. Et, plus loin, la longue figure mélancolique de Sébalt, qui riait tout bas en regardant au fond de son verre.
”
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Erckmann-Chatrian,  Contes de la Montagne

“ Les vieux faucons, les vieux gerfauts, et les vieux éperviers, après avoir longtemps battu la plaine, finissent par se nicher dans le trou d’un rocher ! — Oui, c’est vrai, j’ai aimé le grand air, et je l’aime encore ; mais, au lieu de me percher sur une haute branche, le soir, et d’être ballotté par le vent, j’aime à rentrer maintenant dans ma caverne, à boire un bon coup... à déchiqueter tranquillement un morceau de venaison, et à sécher mes plumes devant un bon feu. Le comte de Nideck ne méprise pas Sperver, le vieux faucon, le véritable homme des bois. ”
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Erckmann-Chatrian,  Contes de la Montagne

“ Il y eut un long silence ; nos deux chevaux, Fox et Reppel, balançaient la tête l’un en face de l’autre, et se saluaient, grattant la neige du pied, comme pour se féliciter de l’expédition. Lieverlé bâillait d’impatience, allongeant et pliant sa longue échine maigre, comme une couleuvre, et Sperver restait immobile, la main sur sa carabine. Tout à coup il la fit repasser sur son dos et s’écria :
« Eh bien ! tâchons de la prendre vivante, cette Peste. Nous mettrons des gants, s’il le faut ; mais ce n’est pas aussi facile que tu le penses, Fritz. »
”
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