Erckmann-Chatrian, Contes et romans populaires
“ Sperver, Sébalt et moi, nous étions cloués à terre, nous retenions notre haleine, saisis d'épouvante.Tout à coup le comte se tut; comme le fauve qui flaire le vent, il leva la tête et prêta l'oreille.Là-bas!... là-bas!... sous les hautes forêts de sapins chargées de neige, un cri se faisait entendre; d'abord faible, il semblait augmenter en se prolongeant, et bientôt nous l'entendîmes dominer le tumulte de la meute: la louve répondait au loup! ”
