Résumé

Étienne de Lacépède Charles d'Ellival et Alphonsine de Florentino… (1817)

La voix s'approche, l'illusion augmente, son sang circule avec la plus grande violence, lui rend toute sa force, l'agite, le soulève ; il ouvre les yeux ; la dame Blanche est devant lui ; ils se reconnoissent, ils s'écrient : Aurore ! Amédée ! et ils tombent dans les bras l'un de l'autre.
Ils sont long — temps sans sentiment, étendus sur le tombeau qui devoit les réunir. Mais quels transports succèdent à celle sorte d'insensibilité ! Ils ne peuvent d'abord que se regarder, se regarder encore. Aucune parole ne peut su ffire à ce qu'ils éprouvent. Aurore ! Amédée ! voilà
Source : Gallica

Étienne de Lacépède Charles d'Ellival et Alphonsine de Florentino… (1817)

Déjà les quatre habitans du désert de la forêt prennent dans leurs bras Jean et Marguerite, les baisent, les caressent, les adoptent, et la jeune Madeleine, qui n'est mariée avec le fils du bûcheron que depuis deux ans, s'empare de Marguerite et de Jean, leur sourit, leur parle, les presse contre son sein, et ne veut céder à personne le plaisir de les soigner. Elle les emporte dans la cabane, les place sur son lit, leur donne du lait, ferme autour d'eux les rideaux pour que le jour ne trouble pas leur sommeil.
Source : Gallica

Étienne de Lacépède Charles d'Ellival et Alphonsine de Florentino… (1817)

Chaque matin, elle cueille dans la foret voisine des fleurs sauvages dont elle orne la tombe ; et, tous les soirs, lorsque le soleil est près de disparoître derrière les montagnes qui bordent l'horison, elle va pleurer sur le marbre insensible, le baiser, faire entendre sa voix gémissante, appeler Amédée, l'appeler encore, et, faisant répéter ce nom si doux et si cruel aux rochers qui l'entourent, elle s'éloigne lentement, s'avance vers la forêt comme une ombre errante et plaintive, et se retire enfin morne et silencieuse dans sa cellule solitaire.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature