Étienne de Lacépède

Élements biographiques

Étienne de Lacépède Le Buffon de Benjamin Rabier (1913)

La panthère a l'air féroce, l'œil inquiet, le regard cruel, les mouvements brusques et le cri semblable à celui d'un dogue en colère ; elle a même la voix plus forte et plus rauque que le chien irrité ; elle a la langue rude et très rouge, les dents fortes et pointues, les ongles aigus et durs, la peau belle, d'un fauve plus ou moins foncé, semée de taches noires arrondies en anneaux, ou réunies en forme de roses, le poil court, la queue marquée de grandes taches noires au-dessus et d'anneaux noirs et blancs vers l'extrémité.
Source : Gallica

Étienne de Lacépède Oeuvres du comte de Lacépède,.… (1883)

Si le requin n'est pas très affamé, il s'approche de l'appât, tourne autour, l'examine, pour ainsi dire, s'en éloigne, revient, commence de l'engloutir, et en détache sa gueule déjà ensanglantée. Si alors on feint de retirer l'appât hors de l'eau, ses appétits se réveillent, son avidité se ranime, il se jette sur l'appât, l'avale goulument et veut se replonger dans les abîmes de l'Océan. Mais comme il se sent retenu par la chaîne, il la tire avec violence pour l'arracher et l'entraîner ; ne pouvant vaincre la résistance qu'il éprouve, il s'élance, il bondit, il devient furieux
Source : Gallica

Étienne de Lacépède Charles d'Ellival et Alphonsine de Florentino… (1817)

Chaque matin, elle cueille dans la foret voisine des fleurs sauvages dont elle orne la tombe ; et, tous les soirs, lorsque le soleil est près de disparoître derrière les montagnes qui bordent l'horison, elle va pleurer sur le marbre insensible, le baiser, faire entendre sa voix gémissante, appeler Amédée, l'appeler encore, et, faisant répéter ce nom si doux et si cruel aux rochers qui l'entourent, elle s'éloigne lentement, s'avance vers la forêt comme une ombre errante et plaintive, et se retire enfin morne et silencieuse dans sa cellule solitaire.
Source : Gallica

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