“ Tu signeras seulement le traité, et il y aura de la viande. Aimes-tu mieux le vin, il y aura du vin. Il pendra partout des baisers pour toi, comme des prunes à un prunier. Et là où le corps est content, le cœur lui aussi est à l’aise... Ils parlaient tous ainsi, se soulevant vers elle, et Labre, pas en ligne droite, ni d’un pas bien assuré, mais enfin ça allait quand même, Labre s’avançait à sa rencontre. ”
Labre
Définition et enjeux
Le terme labre évoque souvent l’imaginaire pastoral, associant le berger à son troupeau ou à la nature. Dès le XVIe siècle, Shakespeare en fait un symbole de relation déséquilibrée entre guide et disciple, tandis que La Fontaine le place dans une fable où le berger incarne la sagesse.
Quinet, lui, en tire un enseignement moral, encourageant l’altruisme. Les textes révèlent ainsi une variété d’approches, allant de l’analyse sociale à la métaphore poétique, illustrant la profondeur du concept à travers les époques.
Citations sur “labre”
Edgar Quinet,
Œuvres complètes
“ Quand tu rencontreras un berger, aide-le à trouver un abreuvoir, pour qu’il te donne une tranche d’agneau. Quand tu verras un cavalier bien monté, aide-le à trouver un pâturage, pour qu’il te prête une journée de son cheval. Va baiser, en passant, la barbe des vieillards de mon âge, assis à la porte des villes, et le bord du manteau des rois. Si tu rencontres un messager, donne-lui des nouvelles ; si tu rencontres un fileur de lin, ou un faiseur de sandales, ou un potier, ou un pêcheur près de sa nasse, salue-le par son nom : « Maître, où allez-vous ? Vous êtes bien mon père d’âge ». ”
William Shakespeare,
Œuvres complètes de Shakespeare…
“ PROTÉE. — En effet, la bête s'égare fort souvent quand le berger est absent. SPEED. — Vous concluez donc que mon maître est un berger et moi un mouton? PROTÉE. — Précisément. SPEED. — Eh bien ! mais alors mes cornes sont aussi ses cornes, soit que je veille, soit que je dorme. PROTÉE. — Réponse niaise et tout à fait digne d'un mouton. SPEED. — Preuve nouvelle que je suis un mouton. PROTÉE. — Oui, et ton maître un berger. ”
Jacques Normand, À tire-d’aile
“ Quittant la place chaude aux pieds des grands chenets, Le lévrier, à pas muets, Sitôt qu’il voit l’enfant paraître, Se dirige vers lui, pose sur ses genoux Sa bonne tête à l’œil tendre, aux poils roux, Et lèche doucement la main du jeune maître. ”
William Shakespeare,
Œuvres complètes de Shakespeare…
“ SPEED. — Le berger cherche le mouton et non pas le mouton le berger ; or, je cherche mon maître et mon maître ne me cherche pas ; donc je ne suis pas un mouton. PROTÉE. -— Le mouton suit le berger pour le fourrage, et le berger ne suit pas le mouton pour sa nourriture; toi, tu suis ton maître pour des gages, et ton maître ne te suit pas pour des gages; donc tu es un mouton. ”
Jean de La Fontaine,
Fables de La Fontaine
(1860)
“ Force gens font du bruit en France Par qui cet apologue est rendu familier, Un équipage cavalier Fait les trois quarts de leur vaillance, LIVRE SIXIÈME I LE LION ET LE CHASSEUR. Un fanfaron, amateur de la chasse, Venant de perdre un chien de bonne race Qu'il soupçonnait clans le corps d'un lion, Vil, un berger ; Enseigne-moi, de grâce, De mon voleur, lui dit-il, la maison; Que de ce pas je me fasse raison. Le. berger dit : C'est vers cette montagne. En lui payant de tribut, un mouton Par chaque mois, j'erre clans la campagne Comme il me plaît ; et je suis en repos. ”
René Pinon, Revue des Deux Mondes
“ Mais la vierge que le Grand Seigneur entend réserver à son caprice, le rude cavalier qui rôde par la steppe, le poil hérissé des glaçons du Nord, darde sur elle ses prunelles de loup ; dès qu’il peut se fier à la force de son bras, ravisseur hardi, il fond sur sa proie et l’empoigne. ”
Olinde Petel, Les Idéales, poésies, par Olinde Petel (1858)
“ Tes accents sont plus doux, berger, que l'onde pure Tombant des hauts rochers avec un doux murmure. Si les Muses en don reçoivent la brebis, D'un jeune agneau sevré tu recevras le prix ; Tu prendras la brebis, si la Muse préfère L'agneau nouvellement écarté de sa mère. ”
Jules Verne,
Le Chemin de France
“ Un être singulier, ce chef, de haute stature, vêtu d’une peau de singe, poil en dehors, la tête embroussaillée d’une chevelure inculte, la face hérissée d’une barbe courte, les pieds nus, durs en dessous comme un sabot de cheval. ”
Léon Gozlan,
Les Tourelles: Histoire des châteaux de France…
(1839)
“ Suivaient les grands lévriers à poil ras, aux jambes peureuses, au ventre affamé, au museau de fouine; - enfans de chœur; les grands lévriers à poil long, métis du grand lévrier et de l'épagneul : bon œil, pas d'odorat, moitié de courtisans ”
Julien Paillet, Poésies à l'usage de la jeunesse… (1843)
“ Attentif, un jeune berger, Approchant doucement, oubliait la prairie Et les tendres agneaux paissant l'herbe fleurie, Sous la garde du chien qui doit les protéger. Certains oiseaux du voisinage Voulurent briller à leur tour, Et de leur discordant ramage Retentirent bientôt les rochers d'alentour. Merle siffle, corbeau croasse, Et le geai de crier en chœur avec l'agasse. ”
Théophile Gautier,
Voyage en Espagne
“ Cinq à six lévriers de la plus haute taille, minces de râble, larges de poitrine, supérieurement coiffés, dignes de la meute d’un roi, suivaient les mouvements de la vieille avec l’attention la plus soutenue et l’air le plus mélancoliquement admiratif qu’on puisse imaginer. ”
Ève Circé-Côté, Bleu, blanc, rouge
“ Le berger incliné, une main sur son cœur, souffle dans le cou de ces belles quelque compliment bien tourné, qu’elles écoutent rougissantes, le front caché derrière l’éventail. Comme on savait parer avec grâce les coups délicats d’adversaires habiles, dont toute la science se bornait à viser le cœur sans le toucher jamais ! ”
William Shakespeare,
Comme il vous plaira
(1623)
“ Cours, cours, Orlando, inscris sur chaque arbre La belle, la chaste, l’ineffable ! Il sort. Entrent Corin et Pierre de Touche.CORIN. Et comment trouvez-vous cette vie de berger, maître Pierre de Touche ? PIERRE DE TOUCHE. Franchement, berger, considérée en elle-même, c’est une vie convenable ; mais considérée comme vie de berger, elle ne vaut rien. En tant qu’elle est solitaire, je l’apprécie fort ; mais en tant qu’elle est retirée, c’est une vie misérable. En tant qu’elle se passe à la campagne, elle me plaît fort ; mais en tant qu’elle se passe loin de la cour, elle est fastidieuse. ”
Auguste Angellier,
Oeuvres posthumes. Tome 1er
(1912)
“ Par les files montrant aux gars leurs seins mi-nus, Les gars montrant les dents de leur sourire aux filles, Par les prés pour lesquels s'aiguisent les faucilles, Ces brebis qui bientôt chercheront leur agneau, La bouche pleine d'herbe, et jusqu'à ce taureau Qui disperse sa bave et veut produire un être Qu'attend le coutelas du boucher ou du prêtre ! Ils vont vers la douleur pour laquelle ils sont nés Conduits par le Printemps ! ”
J.-Charles Laveaux, Les nuits champêtres (1783)
“ Je vois paroître le berger que votre cœur désire: il vous regarde, vous baissez les yeux: il imprime un baiser sur vos levres de roses, une rougeur subite couvre vos joues; elle annonce les combats de la pudeur & du désir. Vous voulez fuir, mais c'est vers le bosquet. Un charme secret vous y entraîne. Votre amant prend une de vos mains, vous la laissez en son pouvoir; il écarte les branches, il vous attire; la volupté vous entraîne, vous détournez la tête, vous disparoissez, & l'Amour referme sur vous les branches touffues. Momens délicieux! ”
Ève Circé-Côté, Bleu, blanc, rouge
“ Une rafale enfonce la porte et pousse sur le seuil un superbe cavalier, brun, souple, les cheveux d’un noir d’ébène, bouclés sur le front, et des yeux, des yeux grands comme ça qui jettent des lueurs phosphorescentes. ”
Vasile Alecsandri,
Ballades et Chants populaires de la Roumanie
“ Qui de vous a connu, qui a vu un jeune et beau berger dont la taille svelte passerait par une bague ? il a le visage blanc comme l’écume du lait ; sa moustache est pareille à l’épi des blés ; ses cheveux sont comme la plume du corbeau et ses yeux comme la mûre des champs... ”
Eugène Sue,
Les Mystères du peuple
“ Allons, nos nouveaux frères en Vagrerie, soyez, comme nous, Hommes errants, Loups, Têtes de loups ! Comme nous, vous vivrez en loups, et en joie, l’été, sous la verte feuillée ; l’hiver, dans les chaudes cavernes... Debout, mes bons Vagres ! debout, le soleil monte ; nous avons là, dans nos chariots, du butin à distribuer sur notre passage... En route, petite Odille, en route, belle évêchesse ! pillons les seigneurs, et largesse ! largesse au pauvre monde ! ”
Bouquet de lieder : choix de ballades… (1856)
“ «Voici, dit le berger, ce que je vous conseille : Je sais d'étroits chemins, qu'homme encor n'a foulés, Le cheval n'y vient pas, la chèvre seule y veille, Je vous conduis par eux vers des amis zélés.» ”
Augusta Coupey, Fables originales
“ Le zèbre, le cheval, la vache, la brebis, Au paturage réunis, S’entretenaient du loup. — Oh ! la méchante bête ! S’écria le cheval. Pour moi ce sera fête Quand l’homme l’occira sans pitié ni merci ”
Jean-Pierre Claris de Florian,
Collection complète des œuvres de M. de Florian…
“ Le berger voyoit tout couché dessus l’herbette, Et ne quittoit pas sa musette. Alors le roi presque en courroux Lui dit : Comment fais-tu ? Les bois sont pleins de loups, Tes moutons gras & beaux sont au nombre de mille ”
Charles Maurras,
Anthinéa
(1901)
“ Mais quelques pas plus loin, un cavalier d’à peu près le même âge, sur un beau cheval bondissant, que ses voisins serrent de près, se retourne contre eux, le bras levé, le poil au vent, les lèvres et les narines gonflées et frémissantes, juvénile expression de l’orgueil menaçant. ”
Alexandre Labouche, Les arts et métiers (Nouvelle édition revue et augmentée de toutes les récentes inventions… (1893)
“ Quel dommage que la réalité ne réponde pas à ces jolis rêves! Qu'est-ce que le berger tel que nous le connaissons? Un pauvre homme enveloppé d'un long manteau, la houlette à la main, la figure basanée, la tête ombragée d'un large chapeau ciré d'où s'échappent négligemment de longs cheveux. ”
Édouard Laboulaye,
Nouveaux contes bleus
“ Le berger commença à s'excuser sur ce qu'il ne pouvait laisser ses moutons sans gardien; mais le serpent lui dit:«Ne t'inquiète en rien de ton troupeau; il ne lui arrivera point de mal; va seulement aussi vite que tu pourras.» ”
Eugène Muller, La boutique du marchand de nouveautés… (1874)
“ « Tant vaut le berger , tant vaut le troupeau , » c' est le vieux proverbe des campagnes , qui prouve bien qu' on attend d' un berger autre chose que sa seule présence à l' entour des moutons . Savez -vous , – non , vous ne le savez pas ; mais je vous le dis pour que vous le sachiez à l' avenir – qu' un bon berger , outre qu' il est d' abord gardien et conducteur de son troupeau , doit encore être herboriste , pour savoir se rendre compte des herbages qui conviennent à ses bêtes ”
G. Valbert,
Revue des Deux Mondes
“ On aperçoit au loin des montagnes bleues, des vallées, des gazons fleuris, des lacs, des arbres chargés de fruits, un cheval blanc qui galope, un faucon qui s’envole, et pendant qu’une vierge présente à l’adoration des fidèles un enfant miraculeux ou que le Verbe fait chair expire entre deux brigands, il y a des vaches qui broutent, des gens qui chassent, des gens qui pèchent ou qui raisonnent, et qui causent et semblent heureux de vivre. ”
William Shakespeare,
Oeuvres complètes de Shakspeare…
(1843)
“ LE BERGER. On dit, seigneur, que c'est à propos de son fils, qui a voulu épouser la fille d'un berger. AUTOLYCUS. Si ce berger n'est pas déjà pris, qu'il s'enfuie au plus vite ! les malédictions qui seront son partage, les tortures qu'il aura à endurer, seront de nature à briser la vigueur d'un homme, le coeur d'un monstre. LE BOUFFON. Croyez-vous, seigneur? AUTOLYCUS. Ce n'est pas lui seul qui aura à souffrir tout ce que l'imagination peut inventer de plus cruel, la vengeance de plus amer ”
Benjamin Rabier, Scènes comiques dans la forêt
“ LE LAPIN DOMESTIQUE. — Tu es plus à plaindre que moi, mon pauvre lapin de garenne : l’homme te fait la chasse sans merci ; moi, il me nourrit abondamment.LE LAPIN DE GARENNE. — En attendant que nous nous retrouvions dans un civet. ”
André Theuriet,
Le Livre de la Payse : nouvelles poésies…
(1883)
“ Dans un cadre à biseau doré On voit, à la marge d'un pré, Le berger près de sa bergère. 128 Le Livre de la Payse. Leurs clairs regards sont attendris, Et sur leurs fronts les saules gris Font trembler une ombre légère. Les troupeaux broutent le gazon. Vers les lointains de l'horizon, Un fin brouillard bleu s'évapore; Le berger d'un air langoureux Module un soupir amoureux Sur sa flûte de buis sonore. Et devant ce couple ingénu On rêve d'un monde inconnu, Où les coeurs épris et fidèles Ignorent les tristes revers Et tous les lendemains amers De nos pauvres amours mortelles. ”
Henry Wadsworth Longfellow,
Évangéline
“ Quand le jeune berger dormait sous la bruyère C’était lui qui gardait les timides agneaux. Et la nuit quand les loups réunis en troupeaux, Dans les bois d’alentour hurlaient leurs cris de rage, Lui seul les protégeait par son noble courage. ”
Jean-François Bladé,
Contes populaires de la Gascogne
“ Je n’ai que quinze ans. Pourtant je suis fort, adroit, et hardi. — Mon ami, j’ai besoin d’un berger, pour garder, au bord de la mer grande, un troupeau de trois cents brebis blanches et noires. Si tu fais mon affaire, je te donnerai ta nourriture et ton entretien, et tous les ans je te compterai vingt écus [1] de gages. ”
“ Endormez le monde avec des cérémonies devant le feu sacré, avec des cheveux rattachés en gerbe, des vêtements rougis à l’ocre, des peaux d’antilope noire ; ensuite précipitez-vous comme un loup dévorant ! ”
Eugène Sue,
Les Mystères du peuple
“ Que mon écuyer me fasse seller cet étalon amené ici ce matin ; je ne saurais enfourcher plus fière monture pour me rendre au-devant du roi en chevauchant à la barbe de ces manants ! Que l’on prévienne les chevaliers de la cité, ils me serviront d’escorte, et à cheval... à cheval ! ! ”
Camille Bellaigue, Revue des Deux Mondes
“ Au symbolisme des choses répond le symbolisme des gens. Pas un personnage qui ne soit un résumé et un type. Un berger — dont j’ai pu vous celer l’existence et le rôle de sermonneur — est le berger en soi, le pasteur non seulement des bêtes, mais des hommes. ”
“ Plutôt berger, car le moine s’abrutit à recommencer tous les jours la même promenade et à marmotter d’heure en heure les mêmes prières, tandis que le berger va où il veut et dit à Dieu ce qu’il a envie de lui dire. ”
Joseph Poisle Desgranges, Roman d'une mouche (1872)
“ Tout se repose en ce bas monde : l'oiseau sur la branche, le berger sous la feuillée, le laboureur quand vient le soir, le soc après le labour, le champ après la récolte, la vigne après la vendange, le glaive après le combat, et le guerrier .sous des lauriers. ”
René Bazin,
Revue des Deux Mondes
“ Et le plus vivant, le plus curieux d’entre eux, est peut-être l’ancien chef berger, un vieillard de soixante-douze ans, large d’épaules et de poitrine, la trogne rouge et hâlée, la barbe à peine grisonnante et vrillée à la manière des barbes des statues grecques, les cheveux abondans et soulevés par grosses mèches. ”
Marie d' Abbadie d'Arrast, Causeries sur le pays basque : la femme et l'enfant (1909)
“ Le lapin , la fourmi , la sauterelle , le cheval , le lièvre , l' aigle , la colombe entrent en scène et la connaissance approfondie du caractère , la justesse avec laquelle le rôle de ces animaux est développé , apportent à l' esprit les notions les plus lumineuses , les plus frappantes , les plus durables . ”
Henri Laurent, Poésies diverses (1865)
“ Mais compère lapin, qui conservait leur trace, Accourt, et grâce à lui, délivrés de la mort, Ils ont fui le danger pressant qui les menace. Rien ne saurait peindre leur dévouement Pour compère lapin; chacun s'empresse, Chacun brûle par un nouveau serment De prouver son amour, d'exprimer sa tendresse. ”
Alphonse de Lamartine,
Souvenirs et portraits. Tome 1
(1871-1872)
“ Une hiérarchie naturelle et ascendante faisait, année par année, passer le berger d'agneaux au rang de berger de génisses, de berger de génisses au rang de toucheur de bœufs, du rang de toucheur de bœufs à celui de valet de charrue, du rang de valet de charrue à celui de conducteur de chevaux, chargé d'aller toutes les semaines conduire aux marchés les chars de grains et d'en rapporter le prix au maître. ”
Alfred Busquet, La Nuit de Noël : poème
“ Le berger qui s’éloigne avec le chien de garde, Et son ombre grandir et les maisons fumer ; Mais le destin s’oppose à ce qu’il puisse aimer. Seule, l’hermine a droit, immaculée et pure, De traîner à travers les neiges sa fourrure ”
Anonyme, Voyages imaginaires, romanesques…
“ Trop généreux berger, dit Bathylle, je me ressouviens que vous m’avez promis de me faire le récit des malheurs que vous avez essuyés antrefois. Daignez me raconter toutes vos aventures, rendez-vous à mon empressement satisfaites ma curiosité tandis que nous sommes seuls sous ce berceau touffu. Le lieu et l’occasion ne peuvent être plus favorables. J’ai le plus grand desir de connoître vos infortunes et de savoir par quel hasard singulier vous vous trouvez dans ces climats heureux. Le berger après s’être recueilli un instant s’exprime ainsi. ”
Leconte de Lisle,
Poèmes barbares
(1862)
“ Roi des Runes ! dit l’Ours, hérissant ses poils rudes, Lui que ronge la faim, le sinistre chasseur ; Que ne suis-je l’agneau des tièdes solitudes Qui paît l’herbe embaumée et vit plein de douceur ! ”
Jean Aicard,
L'Été à l'ombre
(1895)
“ Et puis, une foule de personnages suit ceux-là. Il y a le berger, en grand manteau, avec tous ses moutons. Il y a la vieille qui file. Il y a ceux qui portent des agneaux. D’autres qui portent des sacs... Chacun fait ce qu’il peut. ”
