William Shakespeare,
Œuvres complètes de Shakespeare…
“ BENVOLIO. — De l’oppression de ton bon cœur. ROMÉO. — Hé c’est là le méfait de l’amour. — Mes lourds chagrins gonflent mon sein, tu les forces à déborder si tu verses en moi les tiens ; cette affection que tu m’as montrée ajoute encore à ma douleur déjà trop grande un surcroît de douleur. L’amour est une fumée faite de la vapeur des soupirs ; satisfait, c’est un feu qui brille dans les yeux de l’amant ; contrarié, c’est une mer nourrie des larmes de l’amant : qu’est-ce encore ? une folie très-discrète, une amertume qui étouffe, une douceur qui soutient. Adieu, mon cousin. ”
