William Shakespeare,
Antoine et Cléopâtre
“ César vous donne votre congé. Il faut donc l’entendre, Antoine. — Où sont les ordres de Fulvie ? de César, veux-je dire ? ou de tous deux ? — Faites entrer les messagers. — Aussi vrai que je suis reine d’Égypte, tu rougis, Antoine : ce sang qui te monte au visage rend hommage à César ; ou c’est la honte qui colore ton front, quand l’aigre voix de Fulvie te gronde. — Les messagers ! Antoine. Que Rome se fonde dans le Tibre, que le vaste portique de l’empire s’écroule ! C’est ici qu’est mon univers. Les royaumes ne sont qu’argile. Notre globe fangeux nourrit également la brute et l’homme. ”
