Résumé

Portrait de Jules Verne Jules Verne,  Le Chemin de France

“ « Rentrons tous dans la hutte, dis-je. Il y va de votre tête, monsieur Jean !...
— Quoi !... vous savez, Natalis ?... me répondit-il.
— Ma sœur et moi... nous savons tout !
— Et toi, Marthe, et vous, monsieur de Lauranay ?... demanda Mme Keller.
— Qu’y a-t-il donc ? s’écria Mlle Marthe.
— Vous allez l’apprendre, répondis-je. Rentrons ! »
Un instant après, nous étions blottis au fond de la hutte. Si l’on ne se voyait pas, on s’entendait. Moi, placé près de la porte, tout écoutant, je ne cessais d’observer la route.
”
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Portrait de Jules Verne Jules Verne,  Le Chemin de France

“ Quelle épouse elle a été, Natalis, et surtout quelle mère elle est encore !
— Et son fils ?...
— Le meilleur des fils, qui s’est courageusement mis au travail pour remplacer son père, mort il y a quinze mois.
— Brave monsieur Jean !
— Il adore sa mère, il ne vit que pour elle, comme elle ne vit que pour lui !
— Je ne l’ai jamais vu, Irma, et je brûle de le connaître. Il me semble que je l’aime déjà, ce jeune homme !
— Ça ne m’étonne pas, Natalis. C’est par moi que cette amitié te vient.
— Alors, en route, ma sœur.
”
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Portrait de Jules Verne Jules Verne,  Le Chemin de France

“ Vous deviez partir demain pour la France, partez. Ne restez pas une heure de plus dans ce pays. Ma mère et moi, nous comptions nous retirer dans quelque coin, hors d’Allemagne... Ce n’est plus possible maintenant. Natalis, vous emmènerez votre sœur avec vous...
— Jean, je resterai à Belzingen !... répondit Irma. Je ne quitterai pas votre mère !
— Vous ne le pouvez...
— Nous resterons aussi ! s’écria Mlle Marthe.
— Non ! dit Mme Keller, qui venait de se relever, partez tous. Que je reste, moi, bien ! Je n’ai rien à craindre des Prussiens !... Est-ce que je ne suis pas allemande !
”
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