Arthur Chuquet

Résumé

Arthur Chuquet La campagne de l'Argonne (1792… (1886)

Comment le roi de Prusse a-t-il pu s'unir à cette perfide Autriche contre une nation dont il est l'allié naturel?.. Vous ne pourrez faire en France la contre-révolution ; vous rendrez seulement la révolution plus forte et plus puissante. Ne comptez pas que notre armée se range sous vos drapeaux. Nous autres, nous sommes de vrais Français et nous méprisons Lafayette. Ne vous fiez pas aux promesses des émigrés. Ils ont pour la plupart passé leur jeunesse dans les orgies de la cour et les voluptés de la capitale ; ils n'ont ni vertu ni énergie : ils ne connaissent ni l'armée ni le peuple.
Source : Gallica

Arthur Chuquet La campagne de l'Argonne (1792… (1886)

L'offensive, tel était le mot qui revenait, comme un refrain, dans ses lettres à Servan. Prendre une offensive vigoureuse, déconcerter les alliés en ripostant à l'invasion de la Lorraine par l'invasion du Brabant, frapper un grand coup sur l'extrémité de leur ligne, changer le sort de la campagne par cette irruption imprévue et foudroyante en pays ennemi, voilà le rôle qu'il se réservait. Qu'importe que les coalisés prennent deux ou trois places : Longwy, Montmédy, Verdun ? Les succès de Dumouriez en Belgique changeront la nature de la guerre
Source : Gallica

Arthur Chuquet La campagne de l'Argonne (1792… (1886)

L'ennemi ne campait-il pas entre Paris et l'armée dont il coupait les communications avec Châlons, avec Réthel, avec les places de la Meuse? Des hussards prussiens ne couraient-ils pas jusqu'à deux lieues de Reims? Les émigrés, les gazettes étrangères, répandaient les bruits les plus sinistres.
Fersen marquait dans son journal, à la date du 28 septembre, que Dumouriez, cerné par les alliés, consentait à capituler et à se retirer dans l'intérieur en abandonnant ses canons, ses bagages et ses tentes, mais que Brunswick exigeait toutes les armes sans distinction.
Source : Gallica

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