Étienne de Lacépède, Oeuvres du comte de Lacépède,.… (1883)
“ Si le requin n'est pas très affamé, il s'approche de l'appât, tourne autour, l'examine, pour ainsi dire, s'en éloigne, revient, commence de l'engloutir, et en détache sa gueule déjà ensanglantée. Si alors on feint de retirer l'appât hors de l'eau, ses appétits se réveillent, son avidité se ranime, il se jette sur l'appât, l'avale goulument et veut se replonger dans les abîmes de l'Océan. Mais comme il se sent retenu par la chaîne, il la tire avec violence pour l'arracher et l'entraîner ; ne pouvant vaincre la résistance qu'il éprouve, il s'élance, il bondit, il devient furieux ”
