Jean-Pons-Guillaume Viennet

Élements biographiques

Portrait de Jean-Pons-Guillaume Viennet Jean-Pons-Guillaume Viennet,  Mélanges de poésie, par M. Viennet… (1853)

“ Et la victime, à sa rage soustraite, Les yeux troublés et la mort dans le cœur, Tombe à leurs pieds palpitante d'horreur.
Sédim la prend, la relève, et s'écrie : « C'est Zénida ! c'est toi que je revois ! »
Et le bonheur dont son âme est remplie, L'étonnement ont enchaîné sa voix.
Il ne peut croire à cet heureux prodige, Doute s'il veille; et d'un rêve trop doux Craint qu'un seul mot ne rompe le prestige ; Et de ses bras enlaçant son époux, Comme Sédim, interdite, incertaine, Le dévorant de ses regards surpris , D'amour, de joie enivrant ses esprits , Elle restait sans voix et sans haleine.
”
Source : Gallica

Portrait de Jean-Pons-Guillaume Viennet Jean-Pons-Guillaume Viennet,  Fables nouvelles, suivies de deux Épîtres… (1851)

“ La République, en France, à grands cris proclamée, Reçoit les vœux du peuple et les vœux de l'armée ; Jure de protéger avec un soin jaloux Les droits, les libertés, les intérêts de tous.
On la veut grande et forte; on la présente au monde Comme une ère de paix, en merveilles féconde, Un gage de bonheur, de vertu, d'équité : C'est le règne des lois et de la vérité.
C'est la digue où viendront, comme la tyrannie, Se briser l'injustice et périr l'anarchie ; Et bientôt à ses chefs par l'émeute enfantés, L'émeute en rugissant dicte ses volontés.
”
Source : Gallica

Portrait de Jean-Pons-Guillaume Viennet Jean-Pons-Guillaume Viennet,  Promenade philosophique au cimetière du P. La Chaise… (1824)

“ Je m'éloignois de cette tombe, à travers une sombre allée de tilleuls, désenchanté des plaisirs et des pompes de la vie, lorsqu'un cippe de marbre noir et le nom du poëte Laujon vinrent me retirer de cette triste rêverie. Ce poëte avoit porté soixante ans le titre d'Anacréon françois : il l'avoit mérité par la gaieté de ses couplets, par les agréments de son caractère; et sa tombe sembloit me dire :
Fuyez les grandeurs et la gloire, Narguez les sots et les méchants, Laissez aux rois, aux conquérants, L'honneur de vivre dans l'histoire.
Aimez, riez, buvez, chantez; La nature vous y convie.
”
Source : Gallica

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