Jean-Pons-Guillaume Viennet,
Mélanges de poésie, par M. Viennet…
(1853)
“ Et la victime, à sa rage soustraite, Les yeux troublés et la mort dans le cœur, Tombe à leurs pieds palpitante d'horreur. Sédim la prend, la relève, et s'écrie : « C'est Zénida ! c'est toi que je revois ! » Et le bonheur dont son âme est remplie, L'étonnement ont enchaîné sa voix. Il ne peut croire à cet heureux prodige, Doute s'il veille; et d'un rêve trop doux Craint qu'un seul mot ne rompe le prestige ; Et de ses bras enlaçant son époux, Comme Sédim, interdite, incertaine, Le dévorant de ses regards surpris , D'amour, de joie enivrant ses esprits , Elle restait sans voix et sans haleine. ”

