Résumé

Portrait de Albéric Rolin Albéric Rolin Principes de droit international privé et applications aux diverses matières du Code civil… (1897)

On ne pourra donc pas soutenir, dans notre pays, que le mariage conclu en pays étranger par un Belge, fût-ce avec une étrangère, est nul à raison d'une interdiction ou prohibition qui pèserait sur ce Belge aux termes de la lex loci, par exemple s'il était engagé dans les ordres, ou frappé de mort civile dans ce pays, ou époux simplement divorcé là où le divorce n'est pas admis. Ce n'est pas seulement parce que nos lois d'ordre public n'admettent point ces empêchements au mariage, c'est surtout en vertu du principe que son statut personnel est réglé par sa loi nationale.
Source : Gallica

Portrait de Albéric Rolin Albéric Rolin Principes de droit international privé et applications aux diverses matières du Code civil… (1897)

La loi qui régit la succession doit logiquement déterminer les causes qui l'ouvrent. C'est un motif de plus, d'après nous, pour reconnaître en cette matière la prédominance de la loi nationale du de cujus au point de vue de la théorie ; car il paraît absurde de décider d'après la loi de la situation des immeubles la question de savoir, si la succession d'une personne est ouverte ou non. Dans un pays où la mort civile n'est pas condamnée comme une institution immorale, on décidera en conséquence d'après la loi qui régit la succession si elle a pour effet d'ouvrir celle-ci.
Source : Gallica

Portrait de Albéric Rolin Albéric Rolin Principes de droit international privé et applications aux diverses matières du Code civil… (1897)

La vérité est que tout ne dépend pas de la loi, en cette matière, quoiqu'on ne puisse aller jusqu'à dire avec Laurent que tout dépend de la volonté du père. Le père est libre de ne pas reconnaître, en thèse générale du moins ; il est libre de ne pas se marier avec la mère naturelle, mais s'il a reconnu, et s'il a contracté mariage, la légitimation s'en suit nécessairement, qu'il le veuille ou ne le veuille pas. Elle est donc un effet attaché par la loi nécessairement et de plein droit à un acte qui dépend de la volonté du père, ou plutôt de la volonté commune du père et de la mère.
Source : Gallica

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