Droit belge

Définition et enjeux

Princess of Belgium Louise,  Autour des trônes que j'ai vu tomber

“ «Fait à Bruxelles, le 3 juin 1906.
«Léopold.»
Nul de sincère ne niera, ayant lu cela, que le Roi parle du Congo comme d'une propriété privée dont il se «dépouille», et qu'il donne à la Belgique, ce qui est parfaitement son droit, de même que le droit de la Belgique est de recevoir ce présent royal.
Mais il n'y a pas de droit sans devoir.
Je ne demande pas s'il était ensuite du devoir de l'Etat belge de m'accabler, exilée, prisonnière, calomniée, méconnue; de me dénier la nationalité belge; de mettre sous séquestre un peu d'argent demeuré pour moi en Belgique.
”
Source : Gutenberg

Fernand Passelecq,  La question flamande et l'Allemagne (1917)

“ Les coutumes juridiques appliquées par les tribunaux étaient celles des provinces mêmes. A côté de nombreuses différences de détail, elles avaient des principes généraux communs. Il existait un « droit belge » historiquement opposable au droit espagnol ou autrichien, et même ce droit belge était en travail d'unification dès le dix-septième siècle.
De même, les Pays-Bas catholiques étaient opposables comme État aux autres États de la couronne de Habsbourg.
”
Source : Gallica

Théodule Vaquette,  Cours résumé de droit international privé… (1884)

“ CONFLITS. — A. Le conflit tient à ce qu'il n'y a pas de réciprocité. Prenons la législation belge et la législation française; supposons qu'un Français ayant des enfants mineurs obtienne la nationalité belge, ses enfants auront le droit d'opter, droit que ne leur reconnaît pas, au contraire, la loi française. — De même, si un Belge ayant des enfants mineurs se fait naturaliser Français, d'après la loi belge, ses enfants seront Français; et d'après la loi française, ils resteront Belges. ”
Source : Gallica

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