Résumé

Portrait de Fernand Van Langenhove Fernand Van Langenhove Le Dossier diplomatique de la question belge… (1917)

J'ai répondu que le Gouvernement belge ne pouvait faire à cette proposition que la réponse qu'il avait faite sans hésiter. Que diriez-vous de nous, si nous cédions à une pareille menace de la France? Que nous sommes des lâches, incapables de défendre notre neutralité et de vivre indépendants. La Belgique entière approuvera son Gouvernement. La France, contrairement à ce que vous dites, a promis de respecter notre néutralité, si vous la respectez.
Pour reconnaître notre loyauté, vous faites de la Belgique le champ de bataille entre la France et
vous.
Source : Gallica

Portrait de Fernand Van Langenhove Fernand Van Langenhove Le Dossier diplomatique de la question belge… (1917)

Les petits États dans cette partie de l'Europe ne demandent qu'une chose. Leur seul désir est d'être laissés tranquilles et indépendants. La seule chose qu'ils redoutent ce n'est pas tant, je pense, qu'on porte atteinte à leur intégrité qu'à leur indépendance. Si dans cette guerre, devant laquelle l'Europe se trouve, la neutralité d'un de ces pays est violée, si les troupes d'un des belligérants violent sa neutralité et qu'aucune mesure n'est prise pour réprimer cela, à la fin de la guerre, quoiqu'il advienne de l'intégrité, c'en sera fait de son indépendance.
Source : Gallica

Portrait de Fernand Van Langenhove Fernand Van Langenhove Le Dossier diplomatique de la question belge… (1917)

C'est la mort dans l'âme que l'Empereur et son Gouvernement ont dû s'y résigner. Pour moi, c'est la détermination la plus pénible, la plus cruelle que j'aie eue à prendre de toute ma carrière. Mais le passage par la Belgique est pour l'Allemagne une question de vie ou de mort. Elle doit en finir le plus rapidement possible avec la France, l'écraser complètement, afin de pouvoir se retourner ensuite contre la Russie, sinon elle sera prise elle-même entre l'enclume et le marteau. Nous avons appris que l'armée française se préparait à passer par la Belgique et à nous attaquer sur notre flanc.
Source : Gallica

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