Résumé

Beyens La Neutralité belge et l’invasion de la Belgique

Ce n’est que le lendemain soir, quand chaque heure envolée avait une importance angoissante, et après qu’il a appris l’entrée en Belgique depuis le matin des envahisseurs, qu’il fait appel avec un sang-froid admirable, l’attentat accompli, à l’Angleterre, à la France et à la Russie, pour coopérer à la défense de notre territoire. Où trouverait-on un pareil souci d’observer jusqu’au dernier moment les règles imprescriptibles imposées par les traités et de rester fidèle, en présence d’un péril de mort, à la neutralité jurée ?
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Beyens La Neutralité belge et l’invasion de la Belgique

Vous n’y êtes pas : en devenant une Puissance coloniale. « On peut se demander, dit le casuiste militaire, si l’acquisition du Congo n’a pas été, ipso facto, une rupture de là neutralité belge, car un État qui, théoriquement au moins, est préservé de tout danger de guerre, n’a pas le droit d’entrer dans des compétitions politiques avec d’autres États. » Bernhardi oublie volontairement que ces autres États, à commencer par l’Allemagne, avaient reconnu l’annexion du Congo à la Belgique, sans dénoncer en même temps les traités qui garantissaient la neutralité belge.
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VIII L’invasion de la Belgique a été une faute politique et militaire. Politique, est-il besoin d’insister là-dessus, parce qu’elle a déterminé, déclenché immédiatement, l’intervention armée de l’Angleterre, qui aurait eu lieu fatalement sans doute aux côtés de la France, mais non pas tout de suite au début des hostilités. Militaire, car la résistance héroïque et imprévue de l’armée belge a fait échouer la marche précipitée sur Paris, c’est-à-dire le plan initial de l’état-major allemand.
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