Résumé

Portrait de Francis Charmes Francis Charmes Chronique de la quinzaine, histoire politique - 14 septembre 1914

Il y a eu un frémissement dans le monde à la nouvelle de la destruction de Louvain, et non seulement dans l’ancien, mais dans le nouveau. L’Amérique compte un trop grand nombre d’Allemands pour que l’Allemagne n’y ait pas des sympathies nombreuses ; cependant la distance, un milieu différent, les habitudes de pensée que donnent les mœurs de la liberté y affranchissent les esprits. Les Américains ont le sens pratique des Allemands, mais ils ont le respect du droit, ils se préoccupent de civiliser la guerre, de l’humaniser autant qu’il est possible, ce qui est toujours bien peu !
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Portrait de Francis Charmes Francis Charmes Chronique de la quinzaine, histoire politique - 14 septembre 1914

Si l’Allemagne a pu croire qu’un des trois alliés se lasserait de la guerre avant les autres, soit parce qu’elle serait particulièrement lourde pour lui, soit parce qu’il se laisserait séduire aux promesses qu’on pourrait lui faîre, aux avantages qu’on pourrait lui consentir, cette illusion se dissipe. Nous sommes un bloc indissoluble. Si elle ne détruit pas la Russie, l’Angleterre et la France, l’Allemagne sera détruite par elles.
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Portrait de Francis Charmes Francis Charmes Chronique de la quinzaine, histoire politique - 14 septembre 1914

La Belgique n’avait aucun intérêt à elle propre à défendre, si ce n’est les intérêts suprêmes et prépondérans de chaque État, grand ou petit, digne de ce nom, à savoir : le maintien de son intégrité et de sa vie nationale. La défense de Liège sera toujours le thème d’un des plus beaux chapitres des annales de la liberté. Les Belges ont conquis la gloire immortelle d’un peuple qui préfère sa liberté à son bien-être matériel, à sa sécurité, à la vie elle-même.
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