Francis Charmes,
Chronique de la quinzaine, histoire politique - 31 août 1914
“ Sans même que soit engagé à fond le combat décisif entre la Russie et l’Allemagne, le slavisme fait déjà belle et bonne figure contre le germanisme. Les Serbes, si dédaignés, si méprisés de l’Autriche, et qui ont reçu d’elle l’ultimatum le plus outrageant, ont fièrement relevé le gant qui leur a été jeté. Ils recueillent la gloire qu’obtient toujours dans la conscience humaine un petit peuple qui, à force de courage, devient victorieux d’un grand. Nous voulons bien tenir compte de ce que l’Autriche est obligée d’employer ailleurs une partie importante de ses forces. ”
