Résumé

J. Boniface-Delcro Études sur la condition légale des femmes dans la famille (1858)

Et maintenant le divorce n'est-il pas jugé, au seul point de vue dont nous ayons à nous préoccuper ici, celui de la condition qu'il fait à la femme? Réduite au rôle humiliant d'une concubine qu'on écarte au gré du plus léger caprice chez les peuples qui ont reconnu au mari le droit de répudiation, qu'a-t-elle gagné à obtenir un droit identique? Cette égalité dans la licence n'eut-elle pas toujours pour résultat de lui faire perdre, au milieu de la confusion des moeurs, la considération et le respect?
Source : Gallica

J. Boniface-Delcro Études sur la condition légale des femmes dans la famille (1858)

Mais la femme elle-même, trouve-t-elle dans la séparation de biens une protection toujours efficace? L'industrie qui a pris depuis un demi-siècle des proportions extraordinaires, a développé l'esprit de spéculation au-delà de toute mesure; on préfère les émotions fiévreuses de l'agiotage, aux jouissances paisibles qu'assure au sein de la famille un bien être plus modeste, mais légitimement acquis par le travail, et trop souvent, c'est au milieu des tristes réalités de la ruine et de la misère, que les rêves les plus insensés iront s'évanouir.
Source : Gallica

J. Boniface-Delcro Études sur la condition légale des femmes dans la famille (1858)

La séparation de corps a lieu dans les cas où le divorce était admis pour cause déterminée : adultère du mari, lorsqu'il a tenu une concubine dans la maison conjugale; adultère de la femme; excès, sévices, ou injures graves de l'un des époux contre l'autre; condamnation de l'un d'eux à une peine infamante, c'est-à-dire aux travaux forcés à temps, à la détention, à la réclusion, au bannissement, à la dégradation civique et aux travaux forcés à perpétuité (1) . Nous ne reviendrons pas sur les différents cas dans lesquels la séparation de corps peut être prononcée pour cause d'adultère.
Source : Gallica

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