Résumé

Portrait de Jean Lerolle Jean Lerolle La capacité de la femme mariée… (1898)

Même, au point de vue de la théorie juridique, n'y a-t-il pas quelque inélégance à donner au mari d'aussi larges pouvoirs de disposition et d'obligation sur les biens communs ? Qui s'oblige, oblige le sien, dit-on ; nul ne peut transmettre plus de droit qu'il n'en possède lui-même. Le mari est-il donc seul propriétaire des biens communs, pour pouvoir à lui seul les obliger ou en disposer librement ? L'origine des biens communs, le nom même de communauté témoignent que la femme a sur ces biens des droits de propriété égaux à ceux du mari.
Source : Gallica

Portrait de Jean Lerolle Jean Lerolle La capacité de la femme mariée… (1898)

Dans les ménages populaires, ceux pour lesquels est écrit le régime légal, l'épouse plus que l'homme estéconome, c'est un fait.
A défaut de la connaissance des affaires — le mari l'a-t-il davantage, est-elle même nécessaire là où il n'y a pas de patrimoine — la femme est guidée par l'instinct maternel. C'est elle déjà qui garde dans quelque coin la modeste épargne amassée sou par sou pour les jours où la misère criera plus fort. Plus libre de son action, plus maîtresse d'elle-même, il est certain qu'elle usera de la liberté dans l'intérêt de ses enfants et du mari lui-même.
Source : Gallica

Portrait de Jean Lerolle Jean Lerolle La capacité de la femme mariée… (1898)

Supprimer l'incapacité de la femme mariée, dit-on, c'est ruiner l'édifice de la famille, détruire l'autorité du mari, méconnaître le véritable intérêt de la femme ; c'est tenter une réforme dangereuse et immorale.
Le famille, en effet, est une société ; comme toute société, elle a besoin de la cohésion que peut lui donner seule l'unité de direction. Dans un ménage bien organisé, il ne saurait y avoir deux actions, deux volontés séparées et indépendantes l'une de l'autre, tout doit être pensé et agi en commun.
Source : Gallica

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