Résumé

Gabrielle Boudon-Bricard Suppression de l'incapacité de la femme mariée dans les pays latins (1935)

Il ne suffit pas de supprimer l'incapacité de la femme mariée quant aux actes juridiques relatifs à ses biens. Il est plus utile encore en lui reconnaissant l'exercice des droits qu'elle possède sur ses enfants, les plus précieux parmi ses biens, de proclamer l'existence d'un nouveau droit qui pour n'être pas un
« droit de l'homme », n'en est pas moins respectable « le droit de la mère ». Si le mari est le chef de la famille il n'est pas le seul dépositaire de l'autorité familiale. La mère la partage avec lui et doit avoir le droit de l'exercer.
Source : Gallica

Gabrielle Boudon-Bricard Suppression de l'incapacité de la femme mariée dans les pays latins (1935)

Dans les familles où les gains du mari constituent la plus grande quand ce n'est pas l'unique source des revenus, les économies, les acquêts provenant de ces gains n'appartiennent qu'au mari. Si les gains de la profession du mari permettent de réaliser des acquêts c'est souvent grâce au travail, à l'esprit d'ordre et d'économie de l'épouse qu'ils ont pu être réalisés et conservés.
Le régime de séparation de biens constitue un régime défavorable pour la femme qui n'exerce ni métier, ni profession et qui donne tous ses soins à son foyer et à ses enfants.
Source : Gallica

Gabrielle Boudon-Bricard Suppression de l'incapacité de la femme mariée dans les pays latins (1935)

Quand il s'agit de l'activité de l'un ou de l'autre époux, il est certain que dans un ménage où l'union règne, les décisions ne doivent être prises que d'un commun accord, mais il n'y a pas de raison pour que le travail de la femme soit subordonné à l'autorisation despotique et arbitraire du mari. A la femme échoit la direction du foyer, c'est donc à elle précisément qu'il doit incomber de décider comment elle doit diriger son activité et concilier tous ses devoirs.
Source : Gallica

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