Résumé

Gaston Petit Le droit de la femme mariée sur les produits de son travail… (1899)

Mais fréquemment il arrivera que la vie commune n'est pas rendue intolérable à la femme, que celle-ci n'a à se plaindre que de la négligence, de la prodigalité du marri, du gaspillage qu'il fait de l'actif commun. Le seul reproche qu'elle puisse lui faire est d'être un mauvais administrateur. Il suffirait en pareil cas, pour sauvegarder les intérêts de la famille, que la femme pût faire révoquer le mandat qu'elle a donné à son mari, qu'elle prit en mains soit la direction des affaires d'argent du ménage, soit, tout au moins, l'administration et la jouissance des biens dûs à son labeur.
Source : Gallica

Gaston Petit Le droit de la femme mariée sur les produits de son travail… (1899)

La séparation de biens contractuelle, si elle ne crée pas entre les époux une communauté de patrimoines, n'en laisse pas moins s'exercer l'autorité maritale découlant du mariage lui-même; c'est toujours l'homme qui demeure le chef du ménage et à ce titre il conserve indubitablement le droit d'exiger que la somme avec laquelle la femme doit contribuer aux charges communes soit versée entre ses mains.
Source : Gallica

Gaston Petit Le droit de la femme mariée sur les produits de son travail… (1899)

D'autres pays, à l'inverse des premiers, pratiquent comme régime de droit commun un véritable régime de séparation dans lequel les intérêts des époux sont distincts et où, par suite, la femme doit avoir, sur ce qu'elle gagne, des droits extrêmement étendus. Il va de soi que l'étude de ces législations présente pour nous un intérêt bien moindre, car dans ce problème ardu qui consiste à concilier les droits de la femme avec ceux du mari sur le patrimoine commun, elles ne nous fournissent pas d'éléments de solution.
Source : Gallica

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