Jules Cauvière

Résumé

Jules Cauvière Le Lien conjugal et le divorce… (1890)

Tout fondé qu'il serait sur une des causes précédentes, le divorce souffrirait échec dans trois circonstances exceptionnelles. C'est quand la femme n'aurait pas de lieu de retraite, étant devenue orpheline, quand elle a porté avec son époux, pendant trois ans, le deuil de son beau-père ou de sa belle-mère, enfin lorsque son mari est devenu riche, de pauvre qu'il était en l'épousant (2) . On craint, dans le dernier cas, de la priver du fruit de ses économies, et d'ailleurs elle a droit aux retours heureux de fortune, après avoir été la compagne des mauvais jours (3) .
Source : Gallica

Jules Cauvière Le Lien conjugal et le divorce… (1890)

LIEN CONJUGAL ET LE DIVORCE
MOEURS ISRAÉLITES ET MOEURS PAIENNES
I
Même sous le régime de la loi naturelle et en faisant abstraction de l'idée de sacrement, on doit dire que le mariage est, en principe, indissoluble. Tout concourt à le démontrer : l'intention des conjoints au moment où ils se jurent une foi inviolable , leur intérêt sainement entendu, car la perspective du divorce suffit à troubler la paix de leur ménage et à envenimer leurs dissentiments (1) . L'intérêt des enfants n'offre pas un argument moins pressant.
Source : Gallica

Jules Cauvière Le Lien conjugal et le divorce… (1890)

Tant de règles étranges se comprendraient mal, si l'on n'y voyait une toute autre inspiration que celle du libertinage. Le désordre des moeurs n'en était pas moins favorisé, et il fut grand chez les Spartiates. Le divorce était rare, il est vrai, mais c'est grâce aux succédanés qui lui étaient offerts (1) . Si tant est que l'adultère fût, à l'origine, inconnu (2) , l'avortement puni (3) , si l'éducation de l'enfance était, à certains égards, surveillée avec soin, en revanche les amours contre nature ont régné là plus que partout ailleurs (4) .
Source : Gallica

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