Résumé

André Bernard Le Divorce par consentement mutuel (1911)

Il y a des choses qu'on ne peut pas, il y en a qu'on ne doit pas dire. Les époux connaissent seuls les faits qui ont motivé dans leurs cœurs des ressentiments inexorables. Ils pourront obtenir le divorce par le consentement mutuel. Le danger, pour le législateur, était de se prêter, par un accommodement trop facile, à des passions sans excuse, à des entraînement frivoles, à la mobilité des volontés capricieuses échappées à toute règle. Aussi a-t-il, pour ces cas exceptionnels, multiplié les garanties sociales par des formalités longues et difficiles à remplir.
Source : Gallica

André Bernard Le Divorce par consentement mutuel (1911)

Les partisans du divorce par consentement mutuel ont souvent donné comme argument en faveur de leur thèse, que le mariage étant un contrat, formé par la seule volonté des époux, doit pouvoir se rompre comme tout autre contrat par la volonté seule des contractants.
Cet argument ne nous semble pas bon. Sans doute le mariage est un contrat, mais c'est un contrat qui intéresse la société tout entière, et dont les formes et les effets doivent être réglés par la loi en raison même de l'utilité sociale de l'institution.
Source : Gallica

André Bernard Le Divorce par consentement mutuel (1911)

La doctrine chrétienne commença à prendre une influence considérable sur la législation romaine. Dans la matière du divorce elle substitua peu à peu à l'idée de contrat humain susceptible de se rompre par la volonté de ceux qui l'ont créé, la conception d'une union indissoluble voulue par Dieu et ne devant se rompre sur terre que par la mort. On considérera donc à partir de cette époque le divorce comme un mal qu'il faut tolérer mais contre lequel on luttera pour l'enrayer et le faire disparaître.
Source : Gallica

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