Résumé

Portrait de Jacques-Antoine Dulaure Jacques-Antoine Dulaure Défense des propriétaires de biens nationaux… (1814)

Jamais la nation française, en constituant ce gouvernement, n'a émis un voeu plus libre; jamais on a vu moins de brigues dans les élections, (1) jamais cette nation ne s'est présentée en majorité aussi imposante.
J'entends des personnes s'écrier : ce gouvernement est usurpateur, composé de révoltés et rebelles ; ils ont causé des maux infinis à la France.
Il faut répondre à ces reproches, répandus, depuis plusieurs années, dans les conversations et dans des imprimés.
Un chef de parti qui renverse un chef de gouvernement pour se mettre à sa place , est un usurpateur.
Source : Gallica

Portrait de Jacques-Antoine Dulaure Jacques-Antoine Dulaure Défense des propriétaires de biens nationaux… (1814)

Quant à l'Empire, il s'est fait assez sentir pour être déclaré gouvernement; il était légitime : les abus d'un chef ne détruisent point la légitimité d'un gouvernement. S'il n'y avait de gouvernemens légitimes que ceux dont les chefs n'abusent point de leur autorité, l'histoire n'en offrirait qu'un très-petit nombre, Ces gouvernemens légitimes ont maintenu et confirmé la vente des biens nationaux ; et, par cela même, ont reconnu la légitimité de cette vente.
Source : Gallica

Portrait de Jacques-Antoine Dulaure Jacques-Antoine Dulaure Défense des propriétaires de biens nationaux… (1814)

Douze cent mille volontaires auraient-ils, avec un zèle et un courage inespérés, versé leur sang pour la cause d'un gouvernement qui aurait été composé d'usurpateurs et de rebelles ? Quand on se permet de qualifier de révolte les grands mouvemens d'une nation qui secoue le joug, on est aussi injuste, aussi déraisonnable que le serait aujourd'hui l'Autriche si elle qualifiait de rebelles les cantons helvétiques qui ont eu le bonheur de se soustraire à sa domination
Source : Gallica

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