Résumé

Justice, avantage et nécessité d'un dédommagement envers les émigrés (1824)

Ce qui était non-seulement tout simple et tout naturel, mais même tout-à-fait indispensable dans les temps de spoliation et de sacrifices, cesserait-il de l'être dans les jours de justice et de réparation? Etaient-ce uniquement les adversités que les émigrés devaient partager
avec leurs augustes chefs? On outragerait assurément
assurément les principes de la raison et de l'équité en osant soutenir une telle assertion : c'est donc leur rendre hommage que d'élever la voix pour la combattre.
Source : Gallica

Justice, avantage et nécessité d'un dédommagement envers les émigrés (1824)

L'émigration considérée comme un fait, sous l'abstraction totale du sentiment qui la dicta, et qui ne peut entrer pour rien dans la discussion sèchement logique d'un point de controverse législative, l'émigration est sans contredit le plus marquant des actes relatifs de la révolution française. En effet, toujours sans parler de ce qui est étranger aux intérêts matériels dont il s'agit uniquement dans tout cet écrit, les émigrés s'exposaient à l'alternative la plus étendue et la plus terrible.
Source : Gallica

Justice, avantage et nécessité d'un dédommagement envers les émigrés (1824)

D'ailleurs, lorsqu'il s'agit d'affaires publiques, tous les membres d'une nation sont solidaires entre eux ; et s'il survient, par exemple, une subvention de guerre, on ne s'exempte pas d'y contribuer en objectant qu'on n'a rien eu, pour sa part, du butin fait sur l'ennemi. Mais à quoi bon recourir à des suppositions ! L'expérience des cent jours apprend, d'une manière beaucoup trop réelle, que ce n'est pas seulement sur ceux qui tirent profit des événements que retombe ensuite l'obligation d'en supporter les résultats onéreux.
Source : Gallica

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